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26 JUIN 2025 (#29)
QUELLES LEÇONS POUR 2027 APRES DEUX MANDATS DE LA MACRONIE ?
Entre 2017 et 2025, Emmanuel Macron a dirigé la France dans un contexte de crises multiples
(gilets jaunes, pandémie, guerre en Ukraine, 7 octobre, inflation,.. ).
Son action a Ă©tĂ© marquĂ©e par beaucoup de communication, mais peu de rĂ©sultats…
(gilets jaunes, pandémie, guerre en Ukraine, 7 octobre, inflation,.. ).
Son action a Ă©tĂ© marquĂ©e par beaucoup de communication, mais peu de rĂ©sultats…
Entre 2017 et 2025, Emmanuel Macron a dirigé la France dans un contexte de crises multiples (gilets jaunes, pandémie, guerre en Ukraine, inflation.. ). Son action a été marquée par un volontarisme affiché, mais bien peu de transformations structurelles effectives.
Les prĂ©lèvements obligatoires atteignent un record historique de 45,3 % du PIB en 2024, les dĂ©penses publiques reprĂ©sentent 57,3 % du PIB, et la dette a bondi de plus de 800 milliards d’euros sur ses deux mandats. Les rĂ©formes engagĂ©es (retraites, assurance chĂ´mage) ont Ă©tĂ© contestĂ©es, souvent imposĂ©es, et n’ont pas inversĂ© les dynamiques de fond.
En parallèle, la dĂ©fiance dĂ©mocratique s’est accentuĂ©e, les fractures sociales se sont creusĂ©es, l’État-providence comme le système Ă©ducatif ou judiciaire n’a pas Ă©tĂ© rĂ©formĂ© en profondeur. Et Ă l’international, la stature de Macron demeure controversĂ©e.
La question est moins celle de son bilan personnel que de la capacité de notre Ve République à produire une transformation réelle du pays.
Sans s’en remettre Ă l’Europe comme diversion ou fuite en avant, il est grand temps de s’occuper du pays.
Les prĂ©lèvements obligatoires atteignent un record historique de 45,3 % du PIB en 2024, les dĂ©penses publiques reprĂ©sentent 57,3 % du PIB, et la dette a bondi de plus de 800 milliards d’euros sur ses deux mandats. Les rĂ©formes engagĂ©es (retraites, assurance chĂ´mage) ont Ă©tĂ© contestĂ©es, souvent imposĂ©es, et n’ont pas inversĂ© les dynamiques de fond.
En parallèle, la dĂ©fiance dĂ©mocratique s’est accentuĂ©e, les fractures sociales se sont creusĂ©es, l’État-providence comme le système Ă©ducatif ou judiciaire n’a pas Ă©tĂ© rĂ©formĂ© en profondeur. Et Ă l’international, la stature de Macron demeure controversĂ©e.
La question est moins celle de son bilan personnel que de la capacité de notre Ve République à produire une transformation réelle du pays.
Sans s’en remettre Ă l’Europe comme diversion ou fuite en avant, il est grand temps de s’occuper du pays.
FAITS & CHIFFRES En 2024, le niveau des prĂ©lèvements obligatoires en France atteint 45,3 % du PIB, un record en Europe et dans le monde dĂ©veloppĂ©…
FAITS & CHIFFRES
En 2024, le niveau des prélèvements obligatoires en France atteint 45,3 % du PIB, un record en Europe et dans le monde développé. (INSEE, Comptes nationaux 2024)
Les dépenses publiques françaises représentent 57,3 % du PIB, contre 49 % en moyenne dans la zone euro. (OCDE, Government at a Glance 2024)
La dette publique de la France s’Ă©lève Ă 3 200 milliards d’euros fin 2024, soit environ 110,6 % du PIB. Elle a augmentĂ© de plus de 800 milliards depuis 2017. (Cour des comptes, Rapport public annuel 2024)
Le déficit public atteint 5,5 % du PIB en 2024, entraînant un avertissement officiel de la Commission européenne. (Commission européenne, Rapport sur les finances publiques, avril 2024)
La balance commerciale reste dĂ©ficitaire de 99 milliards d’euros en 2023, en raison de la dĂ©pendance Ă©nergĂ©tique et industrielle. (Direction gĂ©nĂ©rale des Douanes, Rapport annuel 2024)
En 2023, la France a enregistrĂ© 1 270 reconduites Ă la frontière forcĂ©es, soit un niveau quasiment stable par rapport Ă 2016. (Ministère de l’IntĂ©rieur, Bilan immigration 2023)
Le chĂ´mage des jeunes en France reste Ă©levĂ©, Ă 17,5 % en 2024, contre une moyenne de 13,8 % dans l’Union europĂ©enne. (Eurostat, avril 2024)
Le niveau en mathĂ©matiques des Ă©lèves français continue de baisser : la France figure parmi les cinq derniers pays de l’OCDE au classement PISA 2023. (OCDE, PISA 2023)
Le nombre effectif de places de prison créées depuis 2017 est inférieur à 3 500, loin des 15 000 promises. (Ministère de la Justice, Bilan immobilier pénitentiaire 2024)
Le taux de croissance du PIB français est estimĂ© Ă +0,8 % en 2024, l’un des plus faibles de la zone euro. (Banque de France, PrĂ©visions macroĂ©conomiques, mars 2024)
En 2024, le niveau des prélèvements obligatoires en France atteint 45,3 % du PIB, un record en Europe et dans le monde développé. (INSEE, Comptes nationaux 2024)
Les dépenses publiques françaises représentent 57,3 % du PIB, contre 49 % en moyenne dans la zone euro. (OCDE, Government at a Glance 2024)
La dette publique de la France s’Ă©lève Ă 3 200 milliards d’euros fin 2024, soit environ 110,6 % du PIB. Elle a augmentĂ© de plus de 800 milliards depuis 2017. (Cour des comptes, Rapport public annuel 2024)
Le déficit public atteint 5,5 % du PIB en 2024, entraînant un avertissement officiel de la Commission européenne. (Commission européenne, Rapport sur les finances publiques, avril 2024)
La balance commerciale reste dĂ©ficitaire de 99 milliards d’euros en 2023, en raison de la dĂ©pendance Ă©nergĂ©tique et industrielle. (Direction gĂ©nĂ©rale des Douanes, Rapport annuel 2024)
En 2023, la France a enregistrĂ© 1 270 reconduites Ă la frontière forcĂ©es, soit un niveau quasiment stable par rapport Ă 2016. (Ministère de l’IntĂ©rieur, Bilan immigration 2023)
Le chĂ´mage des jeunes en France reste Ă©levĂ©, Ă 17,5 % en 2024, contre une moyenne de 13,8 % dans l’Union europĂ©enne. (Eurostat, avril 2024)
Le niveau en mathĂ©matiques des Ă©lèves français continue de baisser : la France figure parmi les cinq derniers pays de l’OCDE au classement PISA 2023. (OCDE, PISA 2023)
Le nombre effectif de places de prison créées depuis 2017 est inférieur à 3 500, loin des 15 000 promises. (Ministère de la Justice, Bilan immobilier pénitentiaire 2024)
Le taux de croissance du PIB français est estimĂ© Ă +0,8 % en 2024, l’un des plus faibles de la zone euro. (Banque de France, PrĂ©visions macroĂ©conomiques, mars 2024)
FLOP. Sans mandat Ă©lectif prĂ©alable, sans parcours militant, sans doctrine Ă©tablie, sans parti structurĂ©…
FLOP. Emmanuel Macron ne peut ĂŞtre jugĂ© comme un homme politique traditionnel. Sans parcours militant, sans doctrine Ă©tablie, sans parti structurĂ©, il a Ă©tĂ© conçu et lancĂ© comme un nouveau produit politique, parfaitement calibrĂ©. Son rĂ´le s’Ă©claire davantage par l’analyse du marketing politique que par l’examen programmatique classique.
Depuis 2017, l’objectif a consistĂ© Ă maintenir coĂ»te que coĂ»te l’image d’un prĂ©sident moderne et rĂ©formateur. Cette image a systĂ©matiquement prĂ©valu sur le contenu rĂ©el de l’action. Les discours ont remplacĂ© les actes, les annonces ont tenu lieu de cap politique, les plans de communication ont substituĂ© aux rĂ©formes effectives. Le rĂ©cit prĂ©sidentiel a progressivement absorbĂ© la rĂ©alitĂ© politique jusqu’Ă s’y substituer complètement.
Les grandes rĂ©ussites communicationnelles du macronisme prĂ©cèdent toujours les rĂ©formes concrètes : discours de la Sorbonne sur l’Europe, lancement de France Relance, organisation des Conventions citoyennes, mise en scène du Grand DĂ©bat, gestion spectacularisĂ©e de la crise Covid. Il s’agissait systĂ©matiquement de prendre la parole avant sa mise Ă l’Ă©preuve des faits, d’occuper l’espace mĂ©diatique pour contrĂ´ler la narration. Le macronisme excelle dans l’anticipation du jugement public et la scĂ©narisation permanente du pouvoir.
Les critiques rĂ©currentes sur l’absence de rĂ©sultats structurels manquent en rĂ©alitĂ© la cible : transformer substantiellement le pays n’Ă©tait pas l’objectif principal. L’enjeu consistait d’abord Ă occuper l’espace politique, prĂ©empter le dĂ©bat public, installer une prĂ©sence mĂ©diatique continue et rassurante. Macron endosse successivement tous les rĂ´les prĂ©sidentiels possibles sans en incarner substantiellement aucun.
Il n’a pas Ă©tĂ© Ă©lu pour agir rĂ©volutionnairement mais pour exister institutionnellement, au nom d’un Ă©quilibre gĂ©nĂ©ral Ă prĂ©server.
Concrètement, très peu de lignes structurelles ont bougĂ© en huit ans. Les dĂ©penses publiques stagnent obstinĂ©ment Ă 57% du PIB, la dette a progressĂ© mĂ©caniquement de 800 milliards, l’administration n’a pas Ă©tĂ© rationalisĂ©e, l’immigration reste non maĂ®trisĂ©e, l’Ă©cole continue de dĂ©cliner, la compĂ©titivitĂ© Ă©conomique s’Ă©rode. Mais ces constats objectifs n’ont provoquĂ© aucune rupture politique majeure car la forme prĂ©sidentielle l’emporte toujours sur le fond des politiques publiques.
L’usage rĂ©pĂ©tĂ© du 49.3 ne rĂ©vèle pas un autoritarisme rĂ©formateur mais une mĂ©thode de gouvernement par l’image du pouvoir. Ce rĂ©gime n’a jamais visĂ© Ă transformer en profondeur mais Ă tenir, absorber les tensions sociales, prĂ©server les apparences de maĂ®trise institutionnelle. D’oĂą cette capacitĂ© remarquable de Macron Ă dĂ©fendre tout et son contraire selon les circonstances : Ă©cologie puis relance nuclĂ©aire, dĂ©nonciation des normes puis multiplication des règlements, annonce de la fin de l’abondance puis maintien intĂ©gral des dĂ©penses publiques.
Cette mĂ©thode n’est pas une faute politique mais une stratĂ©gie parfaitement adaptĂ©e Ă un système oĂą le prĂ©sident gère les flux d’opinion plutĂ´t qu’il n’impulse une orientation claire. Macron a intelligemment ralenti la dĂ©composition politique française en donnant l’illusion permanente du mouvement. Il n’est pas un rĂ©formateur déçu mais un technicien accompli du rĂ©cit national, pilotant une dĂ©mocratie affaiblie sans froisser ses Ă©quilibres fragiles.
Le vrai problème ne vient pas de lui personnellement mais du système politique qui l’a rendu nĂ©cessaire. Dans un pays qui rejette massivement les partis traditionnels, boude les Ă©lections, se mĂ©fie des idĂ©ologies constituĂ©es, refuse les rĂ©formes structurelles mais redoute simultanĂ©ment le chaos, il fallait effectivement un prĂ©sident sans couleur partisane, sans passĂ© compromettant, sans attaches idĂ©ologiques. Macron a rempli cette fonction historique avec une maĂ®trise technique remarquable.
Le jugement dĂ©finitif ne sera donc pas politique mais sĂ©miologique. Macron aura prĂ©sidĂ© l’Ă©poque charnière oĂą la politique française est devenue pure image, oĂą la fonction prĂ©sidentielle s’est dissoute dans le storytelling permanent, oĂą l’action gouvernementale n’Ă©tait plus qu’un prĂ©texte Ă discours.
Depuis 2017, l’objectif a consistĂ© Ă maintenir coĂ»te que coĂ»te l’image d’un prĂ©sident moderne et rĂ©formateur. Cette image a systĂ©matiquement prĂ©valu sur le contenu rĂ©el de l’action. Les discours ont remplacĂ© les actes, les annonces ont tenu lieu de cap politique, les plans de communication ont substituĂ© aux rĂ©formes effectives. Le rĂ©cit prĂ©sidentiel a progressivement absorbĂ© la rĂ©alitĂ© politique jusqu’Ă s’y substituer complètement.
Les grandes rĂ©ussites communicationnelles du macronisme prĂ©cèdent toujours les rĂ©formes concrètes : discours de la Sorbonne sur l’Europe, lancement de France Relance, organisation des Conventions citoyennes, mise en scène du Grand DĂ©bat, gestion spectacularisĂ©e de la crise Covid. Il s’agissait systĂ©matiquement de prendre la parole avant sa mise Ă l’Ă©preuve des faits, d’occuper l’espace mĂ©diatique pour contrĂ´ler la narration. Le macronisme excelle dans l’anticipation du jugement public et la scĂ©narisation permanente du pouvoir.
Les critiques rĂ©currentes sur l’absence de rĂ©sultats structurels manquent en rĂ©alitĂ© la cible : transformer substantiellement le pays n’Ă©tait pas l’objectif principal. L’enjeu consistait d’abord Ă occuper l’espace politique, prĂ©empter le dĂ©bat public, installer une prĂ©sence mĂ©diatique continue et rassurante. Macron endosse successivement tous les rĂ´les prĂ©sidentiels possibles sans en incarner substantiellement aucun.
Il n’a pas Ă©tĂ© Ă©lu pour agir rĂ©volutionnairement mais pour exister institutionnellement, au nom d’un Ă©quilibre gĂ©nĂ©ral Ă prĂ©server.
Concrètement, très peu de lignes structurelles ont bougĂ© en huit ans. Les dĂ©penses publiques stagnent obstinĂ©ment Ă 57% du PIB, la dette a progressĂ© mĂ©caniquement de 800 milliards, l’administration n’a pas Ă©tĂ© rationalisĂ©e, l’immigration reste non maĂ®trisĂ©e, l’Ă©cole continue de dĂ©cliner, la compĂ©titivitĂ© Ă©conomique s’Ă©rode. Mais ces constats objectifs n’ont provoquĂ© aucune rupture politique majeure car la forme prĂ©sidentielle l’emporte toujours sur le fond des politiques publiques.
L’usage rĂ©pĂ©tĂ© du 49.3 ne rĂ©vèle pas un autoritarisme rĂ©formateur mais une mĂ©thode de gouvernement par l’image du pouvoir. Ce rĂ©gime n’a jamais visĂ© Ă transformer en profondeur mais Ă tenir, absorber les tensions sociales, prĂ©server les apparences de maĂ®trise institutionnelle. D’oĂą cette capacitĂ© remarquable de Macron Ă dĂ©fendre tout et son contraire selon les circonstances : Ă©cologie puis relance nuclĂ©aire, dĂ©nonciation des normes puis multiplication des règlements, annonce de la fin de l’abondance puis maintien intĂ©gral des dĂ©penses publiques.
Cette mĂ©thode n’est pas une faute politique mais une stratĂ©gie parfaitement adaptĂ©e Ă un système oĂą le prĂ©sident gère les flux d’opinion plutĂ´t qu’il n’impulse une orientation claire. Macron a intelligemment ralenti la dĂ©composition politique française en donnant l’illusion permanente du mouvement. Il n’est pas un rĂ©formateur déçu mais un technicien accompli du rĂ©cit national, pilotant une dĂ©mocratie affaiblie sans froisser ses Ă©quilibres fragiles.
Le vrai problème ne vient pas de lui personnellement mais du système politique qui l’a rendu nĂ©cessaire. Dans un pays qui rejette massivement les partis traditionnels, boude les Ă©lections, se mĂ©fie des idĂ©ologies constituĂ©es, refuse les rĂ©formes structurelles mais redoute simultanĂ©ment le chaos, il fallait effectivement un prĂ©sident sans couleur partisane, sans passĂ© compromettant, sans attaches idĂ©ologiques. Macron a rempli cette fonction historique avec une maĂ®trise technique remarquable.
Le jugement dĂ©finitif ne sera donc pas politique mais sĂ©miologique. Macron aura prĂ©sidĂ© l’Ă©poque charnière oĂą la politique française est devenue pure image, oĂą la fonction prĂ©sidentielle s’est dissoute dans le storytelling permanent, oĂą l’action gouvernementale n’Ă©tait plus qu’un prĂ©texte Ă discours.
FLIP. Emmanuel Macron restera le prĂ©sident de la grande dĂ©sillusion française. L’Histoire retiendra probablement moins ses discours que l’ampleur du gâchis…
FLIP. Emmanuel Macron restera le prĂ©sident de la grande dĂ©sillusion française. L’Histoire retiendra probablement moins ses discours que l’ampleur du gâchis. LĂ oĂą l’on nous avait promis un rĂ©formateur visionnaire capable de rĂ©concilier modernitĂ© et efficacitĂ©, nous avons dĂ©couvert un illusionniste politique passĂ© maĂ®tre dans l’art du flou artistique et du cĂ©lèbre « en mĂŞme temps » qui masque l’absence de cap stratĂ©gique.
Cette explosion budgĂ©taire n’est pas le fruit du hasard. Elle rĂ©vèle l’absence totale de courage rĂ©formateur d’un pouvoir qui a prĂ©fĂ©rĂ© les ajustements cosmĂ©tiques aux transformations structurelles. Avec 45,3% de prĂ©lèvements obligatoires et 57,3% de dĂ©penses publiques, la France Ă©tablit des records mondiaux d’inefficience Ă©tatique.
Aucune rĂ©forme d’envergure n’a Ă©tĂ© menĂ©e pour rationaliser cet État obèse. Aucun ministère n’a Ă©tĂ© fusionnĂ©, aucune remise Ă plat du millefeuille administratif n’a Ă©tĂ© entreprise. Le symbole de cette gouvernance sans ambition reste ce Haut-Commissariat au Plan, coquille vide inventĂ©e pour recycler les fidèles du rĂ©gime, qui trĂ´ne comme l’emblème d’une administration plĂ©thorique et sans âme.
Les quelques réformes entreprises illustrent parfaitement la méthode Macron : beaucoup de communication, peu de substance, souvent des effets contraires à ceux annoncés.
La rĂ©forme des retraites, imposĂ©e de force par le recours au 49.3, constitue un parfait exemple de ce bricolage politique. Impopulaire et mal ficelĂ©e, elle ne règle rien du dĂ©sĂ©quilibre structurel Ă long terme tout en crĂ©ant de nouvelles injustices. La rĂ©forme de l’assurance chĂ´mage s’apparente davantage Ă une rustine punitive qui sanctionne les plus prĂ©caires sans offrir d’alternative viable. Quant Ă la suppression de la taxe d’habitation, prĂ©sentĂ©e comme une mesure de justice fiscale, elle relève du pur clientĂ©lisme Ă©lectoral. AussitĂ´t compensĂ©e par l’explosion de la taxe foncière, cette mesure a Ă©tranglĂ© les propriĂ©taires modestes et asphyxiĂ© les collectivitĂ©s locales.
L’Ă©chec est plus patent encore concernant les missions rĂ©galiennes. MalgrĂ© les promesses d’un État fort, les reconduites Ă la frontière stagnent Ă des niveaux dĂ©risoires. Les zones de non-droit se multiplient tandis que l’autoritĂ© judiciaire se dĂ©lite. L’Ă©cole publique s’effondre sous le poids de la violence scolaire et du manque de moyens, les classements internationaux nous humilient annĂ©e après annĂ©e. Cette dĂ©mission rĂ©vèle un abandon dĂ©libĂ©rĂ© de l’ambition rĂ©publicaine au profit d’une gestion technocratique sans âme.
Pour masquer cette faillite programmatique, le pouvoir macronien a multiplié les simulacres démocratiques.
Le Grand DĂ©bat National n’a Ă©tĂ© qu’un rideau de fumĂ©e destinĂ© Ă enterrer la colère des Gilets Jaunes sous des tonnes de verbatims rapidement oubliĂ©s. Les Conventions citoyennes ont offert un simulacre de dĂ©mocratie participative pour contourner les corps intermĂ©diaires traditionnels. Ces opĂ©rations de communication ont permis de gagner du temps sans jamais dĂ©boucher sur des rĂ©formes substantielles.
La politique Ă©nergĂ©tique macronienne restera dans les annales comme un cas d’Ă©cole d’amateurisme. En 2018, cĂ©dant aux sirènes Ă©cologistes, Macron fait fermer la centrale de Fessenheim, sabordant dĂ©libĂ©rĂ©ment l’un des atouts stratĂ©giques de la France. Quatre ans plus tard, face Ă la crise Ă©nergĂ©tique, il opère une volte-face spectaculaire en rĂ©habilitant l’atome en urgence. Cette navigation Ă vue rĂ©vèle l’absence totale de vision stratĂ©gique Ă long terme.
Le second mandat macronien n’est plus qu’un long crĂ©puscule politique. Sans majoritĂ© claire, sans cap dĂ©fini, le pouvoir survit au jour le jour. Macron ne gouverne plus : il occupe l’espace, multiplie les discours sans contenu, empile les plans sans suite. Cette agonie politique s’accompagne d’une multiplication des promesses non tenues.
Macron avait promis qu’il n’y aurait plus de SDF: ils sont encore plus de 330 000 en 2024 (Fondation Abbé Pierre). Il annonçait 15 000 places de prison : moins de la moitié sont sorties de terre. Il voulait faire exécuter toutes les OQTF : moins de 10 % le sont vraiment. Et la « République exemplaire » ? Affaire Benalla, ministres mis en examen, soupçons sur Kohler…
Au-delĂ de l’Ă©chec programmatique, Macron aura aussi abĂ®mĂ© la dĂ©mocratie française. Il a fracturĂ© le pays en opposant constamment « ceux qui rĂ©ussissent » et « ceux qui ne sont rien ». Il a abruti le dĂ©bat public par une communication incessante et cynique qui transforme chaque enjeu politique en spectacle mĂ©diatique. Cette mĂ©thode a radicalisĂ© les oppositions, rendu inaudible la nuance, disqualifiĂ© la parole publique et nourri un populisme qu’elle prĂ©tendait combattre.
Ainsi, Emmanuel Macron est l’un des prĂ©sidents les plus dĂ©testĂ©s de la Ve RĂ©publique. Son règne aura Ă©tĂ© celui de l’Ă©chec sous stroboscope, d’une dĂ©faite nationale emballĂ©e dans des mots creux. La France de 2025 est un pays diminuĂ©, financièrement exsangue, socialement fracturĂ©, politiquement dĂ©sorientĂ©. La faillite approche Ă grands pas, et elle portera indĂ©lĂ©bilement le nom de celui qui aura transformĂ© l’espoir de 2017 en dĂ©sespoir national.
Cette explosion budgĂ©taire n’est pas le fruit du hasard. Elle rĂ©vèle l’absence totale de courage rĂ©formateur d’un pouvoir qui a prĂ©fĂ©rĂ© les ajustements cosmĂ©tiques aux transformations structurelles. Avec 45,3% de prĂ©lèvements obligatoires et 57,3% de dĂ©penses publiques, la France Ă©tablit des records mondiaux d’inefficience Ă©tatique.
Aucune rĂ©forme d’envergure n’a Ă©tĂ© menĂ©e pour rationaliser cet État obèse. Aucun ministère n’a Ă©tĂ© fusionnĂ©, aucune remise Ă plat du millefeuille administratif n’a Ă©tĂ© entreprise. Le symbole de cette gouvernance sans ambition reste ce Haut-Commissariat au Plan, coquille vide inventĂ©e pour recycler les fidèles du rĂ©gime, qui trĂ´ne comme l’emblème d’une administration plĂ©thorique et sans âme.
Les quelques réformes entreprises illustrent parfaitement la méthode Macron : beaucoup de communication, peu de substance, souvent des effets contraires à ceux annoncés.
La rĂ©forme des retraites, imposĂ©e de force par le recours au 49.3, constitue un parfait exemple de ce bricolage politique. Impopulaire et mal ficelĂ©e, elle ne règle rien du dĂ©sĂ©quilibre structurel Ă long terme tout en crĂ©ant de nouvelles injustices. La rĂ©forme de l’assurance chĂ´mage s’apparente davantage Ă une rustine punitive qui sanctionne les plus prĂ©caires sans offrir d’alternative viable. Quant Ă la suppression de la taxe d’habitation, prĂ©sentĂ©e comme une mesure de justice fiscale, elle relève du pur clientĂ©lisme Ă©lectoral. AussitĂ´t compensĂ©e par l’explosion de la taxe foncière, cette mesure a Ă©tranglĂ© les propriĂ©taires modestes et asphyxiĂ© les collectivitĂ©s locales.
L’Ă©chec est plus patent encore concernant les missions rĂ©galiennes. MalgrĂ© les promesses d’un État fort, les reconduites Ă la frontière stagnent Ă des niveaux dĂ©risoires. Les zones de non-droit se multiplient tandis que l’autoritĂ© judiciaire se dĂ©lite. L’Ă©cole publique s’effondre sous le poids de la violence scolaire et du manque de moyens, les classements internationaux nous humilient annĂ©e après annĂ©e. Cette dĂ©mission rĂ©vèle un abandon dĂ©libĂ©rĂ© de l’ambition rĂ©publicaine au profit d’une gestion technocratique sans âme.
Pour masquer cette faillite programmatique, le pouvoir macronien a multiplié les simulacres démocratiques.
Le Grand DĂ©bat National n’a Ă©tĂ© qu’un rideau de fumĂ©e destinĂ© Ă enterrer la colère des Gilets Jaunes sous des tonnes de verbatims rapidement oubliĂ©s. Les Conventions citoyennes ont offert un simulacre de dĂ©mocratie participative pour contourner les corps intermĂ©diaires traditionnels. Ces opĂ©rations de communication ont permis de gagner du temps sans jamais dĂ©boucher sur des rĂ©formes substantielles.
La politique Ă©nergĂ©tique macronienne restera dans les annales comme un cas d’Ă©cole d’amateurisme. En 2018, cĂ©dant aux sirènes Ă©cologistes, Macron fait fermer la centrale de Fessenheim, sabordant dĂ©libĂ©rĂ©ment l’un des atouts stratĂ©giques de la France. Quatre ans plus tard, face Ă la crise Ă©nergĂ©tique, il opère une volte-face spectaculaire en rĂ©habilitant l’atome en urgence. Cette navigation Ă vue rĂ©vèle l’absence totale de vision stratĂ©gique Ă long terme.
Le second mandat macronien n’est plus qu’un long crĂ©puscule politique. Sans majoritĂ© claire, sans cap dĂ©fini, le pouvoir survit au jour le jour. Macron ne gouverne plus : il occupe l’espace, multiplie les discours sans contenu, empile les plans sans suite. Cette agonie politique s’accompagne d’une multiplication des promesses non tenues.
Macron avait promis qu’il n’y aurait plus de SDF: ils sont encore plus de 330 000 en 2024 (Fondation Abbé Pierre). Il annonçait 15 000 places de prison : moins de la moitié sont sorties de terre. Il voulait faire exécuter toutes les OQTF : moins de 10 % le sont vraiment. Et la « République exemplaire » ? Affaire Benalla, ministres mis en examen, soupçons sur Kohler…
Au-delĂ de l’Ă©chec programmatique, Macron aura aussi abĂ®mĂ© la dĂ©mocratie française. Il a fracturĂ© le pays en opposant constamment « ceux qui rĂ©ussissent » et « ceux qui ne sont rien ». Il a abruti le dĂ©bat public par une communication incessante et cynique qui transforme chaque enjeu politique en spectacle mĂ©diatique. Cette mĂ©thode a radicalisĂ© les oppositions, rendu inaudible la nuance, disqualifiĂ© la parole publique et nourri un populisme qu’elle prĂ©tendait combattre.
Ainsi, Emmanuel Macron est l’un des prĂ©sidents les plus dĂ©testĂ©s de la Ve RĂ©publique. Son règne aura Ă©tĂ© celui de l’Ă©chec sous stroboscope, d’une dĂ©faite nationale emballĂ©e dans des mots creux. La France de 2025 est un pays diminuĂ©, financièrement exsangue, socialement fracturĂ©, politiquement dĂ©sorientĂ©. La faillite approche Ă grands pas, et elle portera indĂ©lĂ©bilement le nom de celui qui aura transformĂ© l’espoir de 2017 en dĂ©sespoir national.
FLAP. Emmanuel Macron a Ă©tĂ© prĂ©sident du possible dans un pays structurellement ingouvernable…
FLAP. Emmanuel Macron a Ă©tĂ© prĂ©sident du possible dans un pays structurellement ingouvernable. Il est facile de juger les deux mandats Ă l’aune des promesses non tenues et du dĂ©senchantement gĂ©nĂ©ral, mais encore faut-il mesurer ce qu’il a rĂ©ellement affrontĂ© : des crises Ă rĂ©pĂ©tition, un pays difficile Ă rĂ©former, un monde devenu brutalement instable, et un système institutionnel qui paralyse autant qu’il protège.
Le diagnostic Ă©tait connu de tous dès 2017 : une fiscalitĂ© lourde, une dette publique abyssale, un appareil d’État hypertrophiĂ©, des dĂ©penses sociales rigides et un système politique oĂą la moindre tentative de rĂ©forme provoque des blocages immĂ©diats, des mouvements sociaux d’ampleur, des polarisations extrĂŞmes. Macron n’a pas inventĂ© ce pays difficile. Il a tentĂ© d’y insuffler un mouvement, dans les marges très Ă©troites que lui laissait le rĂ©el politique français.
Dès son arrivĂ©e, sa volontĂ© Ă©tait claire : bousculer les inerties, sortir des clivages stĂ©riles, rĂ©concilier efficacitĂ© Ă©conomique et justice sociale. La suppression progressive de la taxe d’habitation, la rĂ©forme du Code du travail, le plan d’investissement France 2030, la montĂ©e en puissance du soutien Ă la rĂ©industrialisation verte et technologique, la baisse de l’impĂ´t sur les sociĂ©tĂ©s ont Ă©tĂ© des marqueurs rĂ©els d’action. Insuffisants sans doute, mais dans une dĂ©mocratie mature, les ruptures brutales sont rarement possibles, surtout quand les syndicats bloquent, les partis s’effondrent et la sociĂ©tĂ© reste marquĂ©e par une dĂ©fiance aiguĂ« envers tout pouvoir.
Il faut rappeler l’enchaĂ®nement des crises qui ont jalonnĂ© ses deux mandats. La crise des Gilets Jaunes dès 2018 a paralysĂ© l’agenda de rĂ©forme pendant des mois. Puis la pandĂ©mie de Covid-19, inĂ©dite par son ampleur, a contraint l’État Ă injecter massivement pour protĂ©ger l’Ă©conomie et l’emploi. Ensuite la guerre en Ukraine, l’inflation, la flambĂ©e Ă©nergĂ©tique, les tensions gĂ©opolitiques majeures. Dans ce contexte de turbulences permanentes, la France est restĂ©e debout. Son taux de chĂ´mage est passĂ© sous les 7% – du jamais-vu depuis quinze ans. L’investissement a repris, l’image du pays Ă l’Ă©tranger s’est stabilisĂ©e, l’Europe bousculĂ©e s’est nĂ©anmoins renforcĂ©e en partie grâce Ă l’activisme français.
Ceux qui lui reprochent une rĂ©forme des retraites trop molle oublient que tous ses prĂ©dĂ©cesseurs s’y sont cassĂ© les dents. Ceux qui dĂ©noncent un prĂ©sident sans colonne vertĂ©brale ignorent que toute volontĂ© trop verticale est dĂ©sormais aussitĂ´t assimilĂ©e Ă de l’autoritarisme par une sociĂ©tĂ© hypersensible. Ceux qui rĂ©clament des coupes budgĂ©taires massives ne disent jamais lesquelles prĂ©cisĂ©ment, ni comment les faire accepter politiquement.
Dans une sociĂ©tĂ© fragmentĂ©e, crispĂ©e, Ă©puisĂ©e par des dĂ©cennies de promesses non tenues, il n’y a pas de solution miracle. Gouverner aujourd’hui, c’est arbitrer dans le bruit, l’urgence, la dĂ©fiance gĂ©nĂ©ralisĂ©e. C’est naviguer entre des injonctions contradictoires permanentes. Macron n’a pas Ă©tĂ© un rĂ©volutionnaire capable de tout transformer d’un coup de baguette magique. Il a commis des erreurs, souvent de mĂ©thode, parfois de diagnostic. Mais il a tentĂ©, malgrĂ© un système verrouillĂ©, de faire Ă©voluer un pays qui se mĂ©fie de toute rĂ©forme, qui rĂ©clame le changement mais redoute la moindre variation de ses habitudes.
Il aura Ă©tĂ©, en cela, un prĂ©sident de transition nĂ©cessaire. Pas celui du grand soir libĂ©ral ou social, mais celui d’une luciditĂ© fragile dans un monde incertain. Et peut-ĂŞtre que, dans quelques annĂ©es, lorsqu’on relira cette sĂ©quence avec un peu de recul historique, on reconnaĂ®tra qu’il fallait une certaine constance pour tenir la barre sans chavirer totalement dans la tempĂŞte mondiale.
Le diagnostic Ă©tait connu de tous dès 2017 : une fiscalitĂ© lourde, une dette publique abyssale, un appareil d’État hypertrophiĂ©, des dĂ©penses sociales rigides et un système politique oĂą la moindre tentative de rĂ©forme provoque des blocages immĂ©diats, des mouvements sociaux d’ampleur, des polarisations extrĂŞmes. Macron n’a pas inventĂ© ce pays difficile. Il a tentĂ© d’y insuffler un mouvement, dans les marges très Ă©troites que lui laissait le rĂ©el politique français.
Dès son arrivĂ©e, sa volontĂ© Ă©tait claire : bousculer les inerties, sortir des clivages stĂ©riles, rĂ©concilier efficacitĂ© Ă©conomique et justice sociale. La suppression progressive de la taxe d’habitation, la rĂ©forme du Code du travail, le plan d’investissement France 2030, la montĂ©e en puissance du soutien Ă la rĂ©industrialisation verte et technologique, la baisse de l’impĂ´t sur les sociĂ©tĂ©s ont Ă©tĂ© des marqueurs rĂ©els d’action. Insuffisants sans doute, mais dans une dĂ©mocratie mature, les ruptures brutales sont rarement possibles, surtout quand les syndicats bloquent, les partis s’effondrent et la sociĂ©tĂ© reste marquĂ©e par une dĂ©fiance aiguĂ« envers tout pouvoir.
Il faut rappeler l’enchaĂ®nement des crises qui ont jalonnĂ© ses deux mandats. La crise des Gilets Jaunes dès 2018 a paralysĂ© l’agenda de rĂ©forme pendant des mois. Puis la pandĂ©mie de Covid-19, inĂ©dite par son ampleur, a contraint l’État Ă injecter massivement pour protĂ©ger l’Ă©conomie et l’emploi. Ensuite la guerre en Ukraine, l’inflation, la flambĂ©e Ă©nergĂ©tique, les tensions gĂ©opolitiques majeures. Dans ce contexte de turbulences permanentes, la France est restĂ©e debout. Son taux de chĂ´mage est passĂ© sous les 7% – du jamais-vu depuis quinze ans. L’investissement a repris, l’image du pays Ă l’Ă©tranger s’est stabilisĂ©e, l’Europe bousculĂ©e s’est nĂ©anmoins renforcĂ©e en partie grâce Ă l’activisme français.
Ceux qui lui reprochent une rĂ©forme des retraites trop molle oublient que tous ses prĂ©dĂ©cesseurs s’y sont cassĂ© les dents. Ceux qui dĂ©noncent un prĂ©sident sans colonne vertĂ©brale ignorent que toute volontĂ© trop verticale est dĂ©sormais aussitĂ´t assimilĂ©e Ă de l’autoritarisme par une sociĂ©tĂ© hypersensible. Ceux qui rĂ©clament des coupes budgĂ©taires massives ne disent jamais lesquelles prĂ©cisĂ©ment, ni comment les faire accepter politiquement.
Dans une sociĂ©tĂ© fragmentĂ©e, crispĂ©e, Ă©puisĂ©e par des dĂ©cennies de promesses non tenues, il n’y a pas de solution miracle. Gouverner aujourd’hui, c’est arbitrer dans le bruit, l’urgence, la dĂ©fiance gĂ©nĂ©ralisĂ©e. C’est naviguer entre des injonctions contradictoires permanentes. Macron n’a pas Ă©tĂ© un rĂ©volutionnaire capable de tout transformer d’un coup de baguette magique. Il a commis des erreurs, souvent de mĂ©thode, parfois de diagnostic. Mais il a tentĂ©, malgrĂ© un système verrouillĂ©, de faire Ă©voluer un pays qui se mĂ©fie de toute rĂ©forme, qui rĂ©clame le changement mais redoute la moindre variation de ses habitudes.
Il aura Ă©tĂ©, en cela, un prĂ©sident de transition nĂ©cessaire. Pas celui du grand soir libĂ©ral ou social, mais celui d’une luciditĂ© fragile dans un monde incertain. Et peut-ĂŞtre que, dans quelques annĂ©es, lorsqu’on relira cette sĂ©quence avec un peu de recul historique, on reconnaĂ®tra qu’il fallait une certaine constance pour tenir la barre sans chavirer totalement dans la tempĂŞte mondiale.
« Pour certains, gouverner, c'est surtout parler beaucoup de ce qu'on n'ose pas faire » Michel de Montaigne
2027 : POUR QUI VOTER ? L’exercice ne peut plus se limiter Ă une sĂ©lection routinière entre candidats convenus. Il impose de redĂ©finir…
2027 : POUR QUI VOTER ? Le choix prĂ©sidentiel de 2027 ne peut plus se limiter Ă une sĂ©lection routinière entre candidats convenus. Il impose de redĂ©finir radicalement ce qu’un prĂ©sident doit ĂŞtre dans la France contemporaine : un dirigeant qui fixe un cap stratĂ©gique, assume la complexitĂ© des arbitrages et transforme structurellement le pays.
La gestion technocratique du dĂ©clin ne suffit plus. La reconstruction nationale s’impose.
Le profil nĂ©cessaire rompt avec la tradition rĂ©cente des communicants et des tribuns sans substance. Le prĂ©sident de 2027 doit parler moins mais agir davantage. Il ou elle refuse les injonctions contradictoires de l’opinion, accepte de dĂ©plaire temporairement pour maintenir un cap cohĂ©rent. Il ou elle a dirigĂ© des systèmes complexes, possède une expĂ©rience opĂ©rationnelle vĂ©rifiable dans l’administration, l’entreprise ou les collectivitĂ©s. Ni novice sĂ©duisant, ni illusionniste chevronnĂ© : un bâtisseur politique et technique.
Son programme énoncera exactement ses objectifs et leur chronologie de mise en œuvre.
Reconstruction institutionnelle d’abord : limitation drastique du recours au 49.3, introduction d’un rĂ©fĂ©rendum d’initiative citoyenne, convocation d’une AssemblĂ©e constituante pour moderniser les institutions.
Rationalisation étatique ensuite : suppression systématique des agences redondantes, contractualisation des objectifs ministériels, simplification administrative massive.
Réarmement éducatif : recentrage programmatique sur les fondamentaux, revalorisation des enseignants, éradication définitive des violences scolaires.
Le choc productif suivra : baisse significative des impĂ´ts de production, rĂ©forme fiscale favorable Ă l’investissement, politique incitative de relocalisation industrielle. Un service civique universel de six mois reconstituera un socle citoyen commun.
La justice redeviendra opérationnelle : recrutement massif de magistrats, doublement des effectifs de greffes, application systématique des peines prononcées.
L’immigration sera enfin rĂ©gulĂ©e : quotas annuels par compĂ©tences, vĂ©rification rigoureuse des droits, dĂ©mantèlement mĂ©thodique des filières illĂ©gales.
La santé publique sera restructurée : désengorgement des urgences, suppression des tâches administratives parasites, pilotage national renforcé.
La souveraineté numérique et énergétique sera reconquise : capacités de stockage énergétique massives, relance nucléaire accélérée, cloud public souverain, maîtrise stratégique des données critiques.
Le rĂ©armement civique complĂ©tera l’ensemble : instruction civique obligatoire, rĂ©forme de l’audiovisuel public Ă vocation Ă©ducative.
Ce prĂ©sident s’engagera sur des objectifs mesurables avec Ă©chĂ©ancier prĂ©cis. Bilan annuel devant le Parlement et les citoyens, Ă©valuation contradictoire des rĂ©sultats, dĂ©mission automatique en cas d’Ă©chec rĂ©pĂ©tĂ© sur les prioritĂ©s dĂ©finies. Cette contractualisation prĂ©sidentielle constitue la base d’une dĂ©mocratie adulte, non plus l’utopie d’Ă©lecteurs infantilisĂ©s.
Les clivages traditionnels gauche-droite, progressiste-conservateur deviennent dĂ©finitivement obsolètes face aux enjeux contemporains. Seuls comptent dĂ©sormais les degrĂ©s d’impact rĂ©el sur la transformation du pays : qui rĂ©duira effectivement la dette sans dĂ©truire la cohĂ©sion sociale ? Qui rĂ©armera l’Ă©cole sans symbolisme creux ? Qui prĂ´nera une croissance qualitative sans dĂ©rive dĂ©magogique ? Ces lignes de vĂ©ritĂ© opĂ©rationnelle, non les Ă©tiquettes partisanes hĂ©ritĂ©es, dĂ©termineront les choix Ă©clairĂ©s.
Un Ă©lectorat exigeant doit remplacer un Ă©lectorat plaintif. Voter utile signifie dĂ©sormais exiger du sens, du fond, du courage politique. Non plus choisir « le moins pire » par rĂ©signation mais sĂ©lectionner un cap national et s’y tenir collectivement. Non plus dĂ©lĂ©guer pour critiquer ensuite mais copiloter lucidement la trajectoire de redressement.
2027 requiert un reconstructeur mĂ©thodique, pas un sauveur providentiel. Et pour cela, un Ă©lectorat français qui sache enfin ce qu’il veut : ĂŞtre gouvernĂ© efficacement, ou continuer Ă se laisser bercĂ© d’illusions.
La gestion technocratique du dĂ©clin ne suffit plus. La reconstruction nationale s’impose.
Le profil nĂ©cessaire rompt avec la tradition rĂ©cente des communicants et des tribuns sans substance. Le prĂ©sident de 2027 doit parler moins mais agir davantage. Il ou elle refuse les injonctions contradictoires de l’opinion, accepte de dĂ©plaire temporairement pour maintenir un cap cohĂ©rent. Il ou elle a dirigĂ© des systèmes complexes, possède une expĂ©rience opĂ©rationnelle vĂ©rifiable dans l’administration, l’entreprise ou les collectivitĂ©s. Ni novice sĂ©duisant, ni illusionniste chevronnĂ© : un bâtisseur politique et technique.
Son programme énoncera exactement ses objectifs et leur chronologie de mise en œuvre.
Reconstruction institutionnelle d’abord : limitation drastique du recours au 49.3, introduction d’un rĂ©fĂ©rendum d’initiative citoyenne, convocation d’une AssemblĂ©e constituante pour moderniser les institutions.
Rationalisation étatique ensuite : suppression systématique des agences redondantes, contractualisation des objectifs ministériels, simplification administrative massive.
Réarmement éducatif : recentrage programmatique sur les fondamentaux, revalorisation des enseignants, éradication définitive des violences scolaires.
Le choc productif suivra : baisse significative des impĂ´ts de production, rĂ©forme fiscale favorable Ă l’investissement, politique incitative de relocalisation industrielle. Un service civique universel de six mois reconstituera un socle citoyen commun.
La justice redeviendra opérationnelle : recrutement massif de magistrats, doublement des effectifs de greffes, application systématique des peines prononcées.
L’immigration sera enfin rĂ©gulĂ©e : quotas annuels par compĂ©tences, vĂ©rification rigoureuse des droits, dĂ©mantèlement mĂ©thodique des filières illĂ©gales.
La santé publique sera restructurée : désengorgement des urgences, suppression des tâches administratives parasites, pilotage national renforcé.
La souveraineté numérique et énergétique sera reconquise : capacités de stockage énergétique massives, relance nucléaire accélérée, cloud public souverain, maîtrise stratégique des données critiques.
Le rĂ©armement civique complĂ©tera l’ensemble : instruction civique obligatoire, rĂ©forme de l’audiovisuel public Ă vocation Ă©ducative.
Ce prĂ©sident s’engagera sur des objectifs mesurables avec Ă©chĂ©ancier prĂ©cis. Bilan annuel devant le Parlement et les citoyens, Ă©valuation contradictoire des rĂ©sultats, dĂ©mission automatique en cas d’Ă©chec rĂ©pĂ©tĂ© sur les prioritĂ©s dĂ©finies. Cette contractualisation prĂ©sidentielle constitue la base d’une dĂ©mocratie adulte, non plus l’utopie d’Ă©lecteurs infantilisĂ©s.
Les clivages traditionnels gauche-droite, progressiste-conservateur deviennent dĂ©finitivement obsolètes face aux enjeux contemporains. Seuls comptent dĂ©sormais les degrĂ©s d’impact rĂ©el sur la transformation du pays : qui rĂ©duira effectivement la dette sans dĂ©truire la cohĂ©sion sociale ? Qui rĂ©armera l’Ă©cole sans symbolisme creux ? Qui prĂ´nera une croissance qualitative sans dĂ©rive dĂ©magogique ? Ces lignes de vĂ©ritĂ© opĂ©rationnelle, non les Ă©tiquettes partisanes hĂ©ritĂ©es, dĂ©termineront les choix Ă©clairĂ©s.
Un Ă©lectorat exigeant doit remplacer un Ă©lectorat plaintif. Voter utile signifie dĂ©sormais exiger du sens, du fond, du courage politique. Non plus choisir « le moins pire » par rĂ©signation mais sĂ©lectionner un cap national et s’y tenir collectivement. Non plus dĂ©lĂ©guer pour critiquer ensuite mais copiloter lucidement la trajectoire de redressement.
2027 requiert un reconstructeur mĂ©thodique, pas un sauveur providentiel. Et pour cela, un Ă©lectorat français qui sache enfin ce qu’il veut : ĂŞtre gouvernĂ© efficacement, ou continuer Ă se laisser bercĂ© d’illusions.
Sujet de la veille :
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