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8 AOUT 2025 (#60)

TRANSMISSION D'ENTREPRISES : LE LIBÉRALISME A-T-IL PEUR DU MARCHÉ ?

700 000 entreprises françaises vont changer de mains dans la décennie… Derrière cette statistique se cache un paradoxe intriguant: pourquoi un système qui prône l’efficacité des marchés et la sélection par la concurrence tolère-t-il que la transmission d’entreprises échappe largement à ces mécanismes ?…
700 000 entreprises françaises vont changer de mains dans la décennie…

Derrière cette statistique se cache un paradoxe intriguant: pourquoi un système qui prône l’efficacité des marchés et la sélection par la concurrence tolère-t-il que la transmission d’entreprises – ces véhicules de création de richesse et d’emploi – échappe largement à ces mécanismes ? Ou son corollaire : comment arbitrer entre un droit de propriété censé être absolu et les phénomènes de rente générés par l’héritage qui en découlent ?

Cette tension devient criante quand on observe les chiffres : 27 % des dirigeants français ont plus de 60 ans en 2024, mais 47 % des sexagénaires n’ont pas préparé leur succession. Cette improvisation révèle un conflit entre deux logiques fondamentales : celle du droit de propriété, qui légitime la transmission héréditaire comme expression ultime de la liberté individuelle, et celle du marché, qui devrait théoriquement sélectionner les propriétaires et gestionnaires les plus compétents, indépendamment de leur filiation.

Les disparités européennes illustrent parfaitement ce dilemme. La France, avec seulement 14 à 20 % de transmissions familiales, contraste saisissant avec l’Allemagne (50 %) et l’Italie (60 %). Ces écarts ne relèvent pas du hasard : ils révèlent trois philosophies politiques et économiques distinctes, trois manières d’arbitrer entre continuité entrepreneuriale et égalité des chances.

Au-delà des considérations fiscales, l’héritage d’entreprise court-circuite la sélection par le mérite économique – mécanisme pourtant central de la théorie libérale. Sommes-nous prêts à admettre qu’en matière de transmission, la famille demeure structurellement plus efficace que le marché ? Ou devons-nous au contraire créer les conditions d’un marché véritablement concurrentiel pour que celui-ci puisse démontrer sa supériorité ?
FRANCE, ALLEMAGNE, ITALIE : TROIS CONCEPTIONS RADICALEMENT DIFFÉRENTES Les écarts spectaculaires entre la France, l’Allemagne et l’Italie dans les pratiques de transmission révèlent bien plus…
FRANCE, ALLEMAGNE, ITALIE : TROIS CONCEPTIONS RADICALEMENT DIFFÉRENTES

Les écarts spectaculaires entre la France, l’Allemagne et l’Italie dans les pratiques de transmission révèlent bien plus que de simples divergences techniques ou culturelles : ils incarnent trois conceptions philosophiquement opposées du rapport entre État, marché et famille dans l’organisation de l’économie moderne.

La France présente le paradoxe saisissant d’un pays où les entreprises familiales représentent l’écrasante majorité du tissu économique (83 % des entreprises), mais où seulement 14 à 20 % des transmissions demeurent intra-familiales. Cette contradiction découle directement d’un système fiscal punitif, héritage de la philosophie révolutionnaire égalitariste qui continue d’irriguer nos politiques publiques.

Avec des droits de succession pouvant atteindre 45 % pour les héritiers directs – l’un des taux les plus élevés d’Europe – la France maintient une fiscalité dissuasive qui reflète une méfiance culturelle profonde envers la concentration patrimoniale. Le dispositif Dutreil, qui permet 75 % d’exonération sous conditions strictes, tempère certes cette rigueur, mais sa complexité administrative et ses contraintes découragent nombre d’entrepreneurs.

La tradition jacobine française privilégie l’égalité sur la continuité, l’autonomie individuelle sur la transmission familiale. Cette philosophie se traduit concrètement par une impréparation massive : 47 % des dirigeants de plus de 60 ans n’ont pas organisé leur succession, témoignant d’une résistance psychologique autant que pratique à l’idée de transmission héréditaire.

Le résultat ? Une hécatombe économique : une PME française sur deux disparaît lors du départ à la retraite de son dirigeant, détruisant savoir-faire, emplois et valeur économique. L’égalitarisme français produit ainsi l’effet inverse de celui recherché : en décourageant la transmission familiale, il favorise de facto les reprises par des groupes financiers internationaux ou la disparition pure et simple des entreprises.

L’Allemagne offre un contre-modèle remarquable d’efficacité. Avec 50 à 55 % des transmissions maintenues dans le cercle familial, elle illustre une conception radicalement différente du libéralisme économique, fondée sur le long terme et la responsabilité sociale de l’entreprise.

La fiscalité allemande se révèle infiniment plus clémente : 15 % en dessous de 600 000 euros, 19 % jusqu’à 6 millions, avec de nombreuses exonérations spécifiques. Mais cette approche n’est pas idéologique : elle est pragmatique et conditionnée. Les avantages fiscaux s’accompagnent d’obligations strictes de maintien de l’emploi pendant sept ans minimum, transformant l’héritage en contrat social.

Cette approche s’enracine dans la valorisation culturelle du Mittelstand, ces entreprises familiales de taille moyenne qui constituent plus de 95 % du total des entreprises et emploient 67 % des salariés allemands. Pour les Allemands, l’entreprise familiale n’est pas un privilège à réduire mais un patrimoine social à préserver. La doctrine du « Eigentum verpflichtet » (la propriété oblige) imprègne cette vision : posséder une entreprise confère des responsabilités envers les salariés, les territoires, l’économie nationale.

Le résultat de cette politique ? Une stabilité remarquable du tissu productif, une préservation des compétences industrielles, et une compétitivité internationale qui fait de l’Allemagne la première puissance exportatrice européenne. Le libéralisme allemand concilie ainsi marché et stabilité en « encastrant » la logique marchande dans des institutions qui privilégient le long terme.

L’Italie pousse cette logique encore plus loin, avec 60 à 72 % des entreprises transmises qui restent dans la famille. La fiscalité successorale y est quasi symbolique : 4 à 8 % selon le degré de parenté, facilitant massivement la continuité patrimoniale.

Cette situation s’enracine dans une culture méditerranéenne où l’entreprise constitue l’extension naturelle du patrimoine familial. La logique clanique et territoriale demeure puissante, particulièrement dans le Nord industriel où les districts familiaux structurent l’économie locale depuis des générations. L’individualisme libéral y cède devant la solidarité générationnelle, créant un capitalisme « communautaire » où l’entreprise sert le clan avant de servir le marché.

Cette approche génère une remarquable stabilité des écosystèmes productifs locaux – les fameux districts industriels de la Troisième Italie – mais peut aussi conduire à une certaine sclérose managériale et à un déficit d’innovation quand la transmission privilégie la filiation sur les compétences.

Il n’y a pas de modèle unique pour le capitalisme libéral, mais des compromis distincts entre efficacité économique et cohésion sociale. Chacun produit des résultats différents : dynamisme concurrentiel français, stabilité productive allemande, enracinement territorial italien. Aucun n’est parfait, tous répondent à des priorités nationales spécifiques.
ÉTATS-UNIS : LA TRANSMISSION PAR LE MARCHÉ, PAS PAR LE SANG
À rebours des traditions continentales, les États-Unis …

ÉTATS-UNIS : LA TRANSMISSION PAR LE MARCHÉ, PAS PAR LE SANG

À rebours des traditions continentales, les États-Unis offrent le modèle le plus proche de l’idéal libéral pur, où la transmission d’entreprise s’affranchit largement des logiques familiales pour s’en remettre aux seuls mécanismes de marché.

Moins de 15 % des PME américaines sont transmises à la génération suivante, contre 50 à 70 % en Europe du Sud. Cette différence ne relève pas du hasard mais d’une philosophie économique cohérente : la culture américaine valorise l’entrepreneur individuel – pionnier ou repreneur – plutôt que l’héritier gestionnaire. La transmission y est conçue comme un événement de marché, non comme un fait patrimonial.

Ce modèle s’appuie sur un écosystème de transmission exceptionnellement développé : réseaux de business brokers, private equity spécialisé, banques d’affaires régionales, plateformes de matching sophistiquées (BizBuySell, Axial, DealStream). Les montages financiers y sont infiniment plus sophistiqués qu’en Europe : LBO, earn-out, seller financing, management buy-out. L’accès au crédit est facilité, les procédures de cession standardisées, le marché secondaire de l’entreprise profond, liquide et concurrentiel.

Fiscalement, les États-Unis appliquent une logique radicalement différente de l’Europe. L’estate tax fédérale atteint certes 40 %, mais avec un abattement considérable : 13,61 millions de dollars par personne en 2024 (27,22 millions pour un couple). Cette architecture signifie que la quasi-totalité des PME échappe à toute taxation successorale, ne touchant réellement que les grandes fortunes.

Contrairement aux systèmes européens, aucune exonération conditionnée n’existe : pas de Pacte Dutreil, pas d’obligation de maintien de l’emploi, pas de logique de long terme institutionnalisée. Le système fiscal ne cherche pas à orienter les comportements économiques mais simplement à prélever l’impôt de manière efficace et non confiscatoire.

Ce système produit une transmission exceptionnellement dynamique. Les repreneurs sont souvent plus jeunes, mieux financés, issus du capital-investissement ou formés dans les meilleures business schools. Le turn-over entrepreneurial y est intense, générant une capacité d’adaptation et d’innovation remarquable.

Cette fluidité a un prix : instabilité plus forte des entreprises, cessions spéculatives, stratégies court-termistes privilégiant la rentabilité immédiate sur l’investissement de long terme. Le capitalisme américain sacrifie la continuité sur l’autel de l’efficacité concurrentielle.

Le modèle américain reflète parfaitement les valeurs fondatrices de la société : méritocratie, mobilité sociale, réussite individuelle. Les entreprises y sont des actifs économiques avant d’être des symboles identitaires ou familiaux. Cette conception purement instrumentale de l’entreprise génère une vitalité et une réactivité exceptionnelles, mais au détriment de l’enracinement territorial et social.

Cette approche repose sur le postulat libéral : pour la collectivité, y compris pour la transmission d’entreprises, le marché est le meilleur mécanisme possible d’allocation des ressources.

FLIP. La transmission héréditaire pallie aux carences du marché. Chaque année, 15 000 entreprises françaises meurent faute de repreneur. Ce carnage révèle une défaillance de marché classique…
FLIP. La transmission héréditaire pallie aux carences du marché. Chaque année, 15 000 entreprises françaises meurent faute de repreneur. Ce carnage révèle une défaillance de marché classique : l’asymétrie d’information entre cédants et repreneurs externes paralyse les transactions. Le vendeur connaît intimement les forces et faiblesses cachées de son entreprise ; l’acheteur navigue à l’aveugle dans un brouillard de due diligences imparfaites. Résultat : des valorisations erronées, des échecs de reprise, et la destruction de milliers d’emplois et de savoir-faire.

La transmission familiale compense cette défaillance par un transfert optimal d’information. L’héritier possède ce que le marché ne peut acheter : la connaissance tacite de l’entreprise, ses codes relationnels, son histoire stratégique. Cette « information privilégiée » explique pourquoi 93% des entreprises héritées survivent contre 77% pour les cessions externes.

L’héritage ne fausse pas la concurrence : il la rend plus efficace en préservant le capital humain et informationnel que le marché détruirait par ignorance.

Le Mittelstand allemand démontre cette supériorité empirique. Ces PME familiales dominent leurs niches mondiales non par privilège, mais par excellence : 5% de R&D (contre 2% en moyenne), formation continue, innovation incrémentale. Leur horizon long leur permet d’investir là où les fonds spéculatifs désinvestissent.

Le « libéralisme enraciné » allemand surperforme le capitalisme financier anglo-saxon précisément parce qu’il corrige les myopies du marché.

Le Pacte Dutreil français (75% d’exonération) ne privilégie pas l’héritage : il compense une défaillance de marché identifiée. Sans cette correction fiscale, des milliers d’entreprises performantes disparaîtraient par pure inefficience informationnelle.

Défendre la transmission héréditaire, c’est défendre un libéralisme plus intelligent, qui reconnaît ses propres limites et les corrige par des mécanismes de marché alternatifs. L’héritage n’est pas une exception au marché libre : c’en est l’accomplissement.
FLAP. La transmission héréditaire trahit les principes les plus fondamentaux du libéralisme en substituant systématiquement le privilège de naissance à la sélection par le mérite…
FLAP. La transmission héréditaire trahit les principes les plus fondamentaux du libéralisme en substituant systématiquement le privilège de naissance à la sélection par le mérite. Une économie véritablement libérale devrait soumettre toutes les transmissions d’entreprises à la concurrence ouverte, permettant aux acteurs les plus compétents de l’emporter, quelle que soit leur origine sociale.

L’argument du droit de propriété masque mal une contradiction logique majeure : si le libéralisme vise l’efficacité par la concurrence, pourquoi exempter la transmission d’entreprises de cette logique ? Cette exception révèle l’hypocrisie d’un système qui prône la méritocratie tout en préservant soigneusement les privilèges héréditaires de ses élites.

La réalité des chiffres est implacable : le patrimoine professionnel représente 40 % du patrimoine des plus riches contre seulement 2 % pour les plus modestes. Cette concentration génère une distorsion de concurrence structurelle qui perpétue les inégalités de génération en génération. Quand un héritier reprend l’entreprise familiale gratuitement ou à prix symbolique, il bénéficie d’un avantage concurrentiel déloyal face aux entrepreneurs qui doivent racheter ou créer leur entreprise à leur frais.

Contrairement aux discours alarmistes, le marché de la transmission existe déjà et fonctionne : 61 % des reprises françaises se font par des tiers, 15 % par des salariés, prouvant la viabilité de ces mécanismes concurrentiels. Cette évolution naturelle vers plus de concurrence démontre que l’économie trouve spontanément ses équilibres quand on ne la fausse pas par des privilèges fiscaux.

Les montages fiscaux comme le Pacte Dutreil, qui ne génèrent que 1 % des recettes fiscales, faussent artificiellement ce marché en subventionnant massivement l’héritage. Ces « niches fiscales » représentent autant de manques à gagner pour les finances publiques et d’avantages indus pour les plus fortunés.

Une économie libérale cohérente imposerait que chaque transmission soit soumise à un processus concurrentiel transparent. Un système d’appel d’offres obligatoire permettrait aux salariés, entrepreneurs externes ou fonds d’investissement de concourir à armes égales avec les héritiers potentiels.

À valorisation équitable, tous les candidats repreneurs disposeraient des mêmes chances, garantissant que les entreprises échoient aux gestionnaires les plus efficients, non aux héritiers les plus chanceux. Ce mécanisme existe déjà partiellement dans les économies les plus libérales : au Royaume-Uni, de nombreuses entreprises familiales font appel public à repreneurs avant de décider de leur transmission.

Cette approche maximiserait l’efficience économique en s’assurant que chaque entreprise soit dirigée par l’équipe dirigeante la plus compétente disponible. Elle réduirait également les inégalités patrimoniales en empêchant l’accumulation héréditaire de richesses non méritées.

Les études économiques montrent que les entreprises dirigées par leurs fondateurs sont généralement plus performantes que celles dirigées par leurs héritiers, ces dernières étant à leur tour moins performantes que celles dirigées par des managers professionnels. Cette hiérarchie de performance plaide pour une libéralisation complète du marché de la transmission.

Les pays scandinaves, qui combinent libéralisme économique et égalitarisme social, montrent la voie : fiscalité successorale élevée, marchés de transmission développés, performance économique remarquable. Ces économies prouvent qu’on peut être à la fois libéral et égalitaire en soumettant tous les privilèges héréditaires à l’épreuve du marché.

"En démocratie, chacun peut fonder son entreprise. Le plus offrant ne devrait-il pas aussi pouvoir en hériter ?" Alexis de Tocqueville

BILLET. Comme souvent, la France est à la croisée des chemins. La France paie cher son dogmatisme égalitariste mal pensé…
BILLET. Comme souvent,la France est à la croisée des chemins. La France paie cher son dogmatisme égalitariste mal pensé. Avec seulement 14 à 20 % de transmissions familiales contre 50 à 60 % chez ses voisins, elle sacrifie systématiquement la continuité productive sur l’autel d’un idéal méritocratique qui reste largement théorique. Une PME française sur deux disparaît lors du départ de son dirigeant, quand l’Allemagne et l’Italie préservent méthodiquement leur tissu entrepreneurial.

Cette hémorragie économique résulte de choix politiques délibérés qu’il est temps de questionner et de réformer en profondeur. L’urgence démographique – 700 000 transmissions dans la décennie – transforme ce débat théorique en impératif pratique immédiat.

L’expérience américaine démontre qu’un marché libéralisé de la transmission peut fonctionner efficacement quand il s’appuie sur les bonnes institutions. Trois éléments plaident pour une évolution française dans cette direction :

D’abord, l’efficacité allocative. Le marché américain de la transmission, profond et liquide, permet une allocation optimale des ressources entrepreneuriales. Les entreprises échoient aux repreneurs les plus compétents et les mieux financés, non aux héritiers les plus chanceux. Cette sélection méritocratique génère un dynamisme économique remarquable.

Ensuite, la justice sociale. Contrairement aux apparences, le système américain est plus égalitaire que le nôtre : les abattements successoraux massifs (27 millions de dollars pour un couple) bénéficient à toutes les PME, tandis que nos dispositifs complexes (Pacte Dutreil) avantagent surtout ceux qui peuvent se payer les meilleurs conseils fiscaux.

Enfin, la simplicité administrative. Là où la France multiplie les dispositifs fiscaux byzantins qui découragent les entrepreneurs, les États-Unis appliquent des règles simples et stables qui sécurisent les investissements et les transmissions.

La France peut s’inspirer du modèle américain tout en préservant ses spécificités. Plusieurs réformes convergentes pourraient transformer notre approche :

Remplacer notre système complexe par une logique d’abattement massif à l’américaine. Un seuil d’exonération à 5 millions d’euros par couple éliminerait la taxation pour 95 % des PME tout en simplifiant drastiquement les procédures. Au-delà de ce seuil, un taux unique de 20 % – contre 45 % actuellement – maintiendrait l’incitation à transmettre tout en préservant des recettes fiscales.

Créer un véritable écosystème de transmission à l’américaine. Un statut fiscal avantageux pour les « business brokers », des plateformes publiques de mise en relation cédants-repreneurs, des facilités de financement pour les reprises par les salariés. L’objectif : transformer la transmission d’entreprise en acte de marché fluide et concurrentiel.

S’inspirer des mécanismes américains de financement des reprises. Un « Small Business Administration » français pourrait garantir les prêts de reprise jusqu’à 2 millions d’euros, démocratisant l’accès à l’entrepreneuriat de reprise. Des incitations fiscales pour les business angels spécialisés dans la reprise créeraient un écosystème financier dédié.

Ces évolutions appellent des choix clairs. Faut-il accepter qu’une part croissante de nos entreprises passe sous contrôle étranger si cela assure leur survie économique ? Comment ouvrir davantage le marché de la transmission sans rompre l’ancrage territorial qui fait la force de nos écosystèmes ? Le modèle allemand, fondé sur des incitations conditionnées au maintien de l’emploi, offre une voie d’équilibre. Le modèle américain, plus fluide mais plus volatil, pose la question du long terme. Nous sommes à la croisée des chemins.

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