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26 AOUT 2025 (#72)
ARRÊTONS DE VENDRE NOTRE INDUSTRIE À LA DÉCOUPE !
Emmanuel Macron, ministre puis président, a incarné ce double mouvement : vendeur sous contrainte, acheteur sous pression. Le paradoxe est criant : au moment même où il exaltait la « souveraineté retrouvée », il validait des braderies jugées stratégiques.
Est-ce le symptôme d’un modèle industriel à bout de souffle ou d’un choix assumé d’ouverture à la mondialisation ? Derrière chaque opération se cache un dilemme : défendre coûte que coûte un actif, ou vendre pour sauver autre chose ?
La question est aujourd’hui plus brûlante que jamais alors que la désindustrialisation fragilise l’indépendance énergétique, sanitaire et technologique de la France.
Depuis 2003, plusieurs fleurons industriels français ont disparu : Pechiney (aluminium) racheté par Alcan (Canada), Arcelor (sidérurgie) absorbé par Mittal (Inde), Alcatel (télécoms) par Nokia (Finlande), Aldebaran (robotique) par SoftBank (Japon), Alstom Énergie par General Electric (États-Unis), Lafarge (ciment) par Holcim (Suisse), Technip (ingénierie pétrolière) par FMC Technologies (États-Unis), PSA fusionné avec Fiat Chrysler (Italie/États-Unis) (Le Monde, Stéphane Lauer, 2021).
La part de l’industrie dans le PIB français est tombée à 10,1 % en 2022, contre 16 % en 2000 (INSEE, 2023).
L’emploi industriel a reculé de 36 % entre 1980 et 2020 (Ministère de l’Économie, 2021).
L’aéroport de Toulouse-Blagnac a été vendu en 2015 à un consortium chinois, puis revendu en 2020 faute de rentabilité (Les Échos, Bruno Trevidic, 2020).
EDF a été renationalisé à 100 % en 2023, coûtant plus de 9,7 milliards d’euros à l’État (Cour des comptes, 2023).
Les turbines Arabelle d’Alstom, vendues à GE, sont désormais en cours de rachat par EDF en 2024 (Les Échos, Véronique Le Billon, 2024).
La balance commerciale française affiche un déficit record de 164 milliards € en 2022 (Douanes, 2023).
La recherche et développement représente seulement 2,2 % du PIB français, contre 3,1 % en Allemagne (OCDE, 2022).
L’État a renoncé à son droit de préemption lors de la vente d’Alstom Énergie en 2014 (Assemblée nationale, rapport d’enquête, 2019).
En 2024, Sanofi a cédé 50 % d’Opella (Doliprane) à un fonds américain, illustrant une perte de contrôle dans le domaine sanitaire (Les Échos, 2024).
L’Allemagne conserve une industrie représentant 19 % de son PIB en 2022 (Statistisches Bundesamt, 2023).
Les États-Unis bloquent systématiquement les rachats étrangers jugés stratégiques via le CFIUS (U.S. Treasury, 2023).
La Chine impose des coentreprises obligatoires pour l’accès à son marché industriel (OMC, 2021).
L’Italie a renationalisé Ilva (sidérurgie) en 2018, invoquant l’intérêt stratégique (Il Sole 24 Ore, 2019).
Le Japon a maintenu le contrôle national sur ses grands groupes d’ingénierie (METI, 2022).
Le Royaume-Uni a créé en 2021 un « National Security and Investment Act » pour contrôler les acquisitions étrangères (UK Government, 2021).
L’Inde applique depuis 2017 une doctrine « Make in India », limitant fortement les cessions étrangères (Times of India, 2022).
La Corée du Sud garde Samsung, Hyundai et LG sous contrôle national, piliers de sa puissance industrielle (KIEP, 2022).
Le Canada a bloqué en 2018 le rachat de Construction Aecon par un groupe chinois (Reuters, 2018).
L’Union européenne a mis en place en 2019 un mécanisme de filtrage des IDE, mais son efficacité reste limitée (Commission européenne, 2022).
FLOP. Emmanuel Macron n’est ni le liquidateur méthodique de la souveraineté française que dénoncent ses détracteurs, ni le stratège lucide d’une souveraineté repensée que défendent ses soutiens. Il est autre chose : un improvisateur politique, un président sous contrainte, qui avance à coups d’opportunités, de rapports de force et d’arbitrages de court terme. Ce n’est pas un projet qu’il applique. C’est une série de réponses, souvent bricolées, à une instabilité permanente.
Derrière le vernis d’un discours géopolitique assumé — “souveraineté européenne”, “autonomie stratégique”, “économie de guerre” — les décisions de l’exécutif apparaissent largement réactives. Privatisations non préparées, réformes imposées sans coalition, investissements étrangers acceptés par défaut plus que par choix, ajustements budgétaires sous pression des agences de notation… Ce n’est pas une doctrine, c’est une gestion à flux tendu.
La réalité, c’est que Macron ne gouverne pas avec un plan souveraineté contre mondialisation. Il navigue. Son quinquennat est jalonné de virages soudains, de revirements assumés comme pragmatiques : nucléaire relancé après avoir été gelé, partenariat stratégique avec l’Australie annulé, relocalisations annoncées puis suspendues, grands projets européens qui peinent à dépasser les intentions. Il adapte, il corrige, il improvise — mais sans cohérence lisible. Ce n’est pas une faiblesse morale, c’est une posture politique.
Sa force apparente — l’agilité, la souplesse, l’aisance technocratique — devient une limite dès qu’il s’agit de tenir un cap clair. Car ce qui manque le plus dans sa gouvernance, ce n’est pas l’intelligence, c’est la lisibilité. Les Français ne savent plus si leur président est pro-européen par conviction ou par contrainte, s’il ouvre aux investisseurs étrangers pour financer l’avenir ou pour combler un vide stratégique. Ils voient des décisions, pas un sens. Des annonces, pas une trajectoire.
Cette imprévisibilité brouille les clivages. Elle rend le débat sur la souveraineté largement théorique. Car en pratique, Macron ne tranche jamais vraiment. Il parle d’Europe, mais refuse tout fédéralisme assumé. Il parle d’État stratège, mais laisse filer des pans entiers de l’appareil productif. Il évoque la puissance, mais multiplie les dépendances. Ce flou n’est pas une pensée complexe. C’est une méthode de pouvoir.
Et cette méthode a un coût politique majeur : elle empêche l’adhésion. Un chef d’État peut proposer une vision impopulaire — encore faut-il qu’elle soit lisible. Macron échoue à construire un récit politique qui dépasse sa personne. D’où la persistance d’un soupçon massif : celui d’un président qui décide seul, sans ancrage, sans mandat réel pour les transformations qu’il engage. Ce soupçon alimente la défiance, pas l’opposition idéologique. Il désarme le débat démocratique au lieu de le structurer.
On peut critiquer ses orientations, mais plus encore leur instabilité. Là où un souverainiste cohérent ou un fédéraliste assumé prend des risques clairs, Macron enchaîne les équilibres précaires, les solutions provisoires, les gestes sans lendemain. Il évite les ruptures — mais du même coup, il ne convainc personne. Ni les partisans de l’autonomie, ni les tenants de l’intégration européenne ne peuvent se réclamer d’une ligne dont les contours changent tous les six mois.
En définitive, le débat entre “vente du pays” et “réinvention de la souveraineté” repose sur un malentendu : celui d’attribuer à Macron une stratégie cohérente. Ce qu’il propose, en réalité, c’est une gestion adaptative d’un monde qu’il ne contrôle pas. Il improvise avec talent, mais sans cap. Il résout des crises, mais n’ouvre pas d’horizon. Il arbitre entre l’urgence budgétaire, la pression des marchés, les injonctions européennes — mais jamais dans un cadre politique stable.
Ce n’est ni une trahison, ni une vision. C’est un pilotage technocratique, efficace parfois, illisible toujours. Et c’est peut-être là le cœur du malaise : la France n’est pas gouvernée contre elle-même, ni pour elle-même, mais au fil de l’eau. Sans rupture franche, sans projet mobilisateur, sans récit souverain. Le vrai problème n’est pas la vente du pays. C’est qu’on ne sait plus très bien ce qu’on essaye de faire avec lui.
L’idée selon laquelle la France pourrait, seule, protéger ses industries, maîtriser ses données, garantir sa sécurité ou défendre sa monnaie est un vestige d’une autre époque. Les marges de manœuvre sont épuisées. La dépendance énergétique, le poids de la dette, l’érosion industrielle, le vieillissement démographique, tout concourt à faire de l’indépendance une illusion. Face à cela, Macron fait le choix d’un transfert stratégique : non pas une soumission, mais une mise en commun raisonnée des leviers de puissance.
Sa vision repose sur un principe clair : la souveraineté du XXIe siècle est collective ou elle n’est pas. En matière de défense, cela signifie une Europe capable de peser sans dépendre des États-Unis. La dissuasion nucléaire française, jusque-là taboue, devient un outil de coordination et d’influence au service d’un projet européen de sécurité. En matière d’industrie, cela passe par des partenariats assumés avec des investisseurs étrangers pour financer les transitions que la France ne peut plus se payer seule. En matière numérique, cela implique une intégration européenne pour peser face aux GAFAM et aux ambitions chinoises.
Ce n’est pas un abandon, c’est une reconfiguration. Et c’est une stratégie à contre-courant des réflexes souverainistes, certes, mais aussi des populismes protectionnistes qui promettent un retour à l’autarcie qu’aucun pays ne peut plus se permettre. Macron ne fait pas de la France une proie, il la rend fongible dans un ensemble plus vaste pour qu’elle ne devienne pas marginale. Ce qu’il perd en symboles nationaux, il le gagne en capacité d’action globale.
Ses choix sont lisibles. Ils sont parfois brutaux, souvent mal expliqués, mais ils s’inscrivent dans une cohérence de long terme. L’État cède certains actifs ? Oui, parce que maintenir à flot des entreprises publiques non compétitives ou surendettées condamne à l’immobilisme. La souveraineté énergétique passe par des alliances industrielles européennes ? Oui, car l’alternative est une dépendance prolongée aux hydrocarbures russes ou aux métaux rares chinois. La politique de défense se rapproche de celle de l’OTAN et de l’UE ? Oui, parce qu’en face, les menaces sont systémiques et dépassent le cadre hexagonal.
Les critiques parlent de trahison, de vente à la découpe. Mais la vraie trahison serait de prétendre que la France peut tout faire seule, comme au siècle dernier. Le véritable aveuglement serait de défendre une souveraineté désincarnée, inopérante, décorative. Le courage politique consiste à déplacer les lieux de décision là où ils peuvent encore produire des effets réels.
Macron ne défend pas un rêve de grandeur figée, il engage un aggiornamento stratégique : faire passer la France d’une souveraineté formelle à une souveraineté fonctionnelle. Il ne vend pas la France, il vend ce qu’elle ne peut plus entretenir seule pour préserver ce qui compte : son influence, sa voix, sa stabilité. Ce n’est pas une reddition, c’est une réforme de la souveraineté elle-même. Il ne sauve pas un modèle, il sauve un rôle.
Dans cette perspective, ses concessions sont moins des renoncements que des investissements politiques. Là où d’autres s’accrochent à la façade d’un État fort, Macron redessine les murs, redistribue les charges, change d’échelle. Il joue un coup d’avance, au risque de l’impopularité. Il déplace la souveraineté pour en sauver la substance. Et ce déplacement, s’il réussit, pourrait bien être l’un des seuls projets réalistes d’un pays cerné de limites.
FLAP. Emmanuel Macron ne redéfinit pas la souveraineté : il s’en déleste. Sous couvert d’une construction européenne “stratégique”, il organise une lente et méthodique disparition de la capacité française à décider par elle-même. Chaque décision majeure — énergie, défense, industrie, numérique — est justifiée au nom de l’Europe, alors même que cette Europe reste juridiquement floue, politiquement instable et démocratiquement déficitaire. La rhétorique du “niveau pertinent” masque une réalité simple : l’État abdique.
La souveraineté partagée, si elle existait vraiment, supposerait une souveraineté assumée au départ. Or la France, loin de mutualiser ses leviers de puissance avec ses partenaires, les cède sans garantie de réciprocité. Elle vend ses infrastructures stratégiques à des groupes étrangers, elle dépend d’investissements américains pour ses usines de batteries, elle confie son avenir numérique à des géants privés, et elle réduit sa dissuasion à un outil de négociation dans un cadre européen inexistant sur le plan militaire. Ce n’est pas une stratégie d’autonomisation, c’est une externalisation accélérée de la décision.
L’Europe n’est ici qu’un alibi. Elle sert à contourner les blocages internes, à neutraliser les débats nationaux, à imposer des réformes impopulaires sans en assumer politiquement le coût. Les choix sont faits à Bruxelles, validés par Berlin, adoptés à Paris — mais sans véritable délibération démocratique. Le résultat, c’est une perte de contrôle sans gain d’influence. La France ne pèse plus davantage en s’alignant sur les normes européennes, elle s’efface dans une dynamique où les compromis mous remplacent la vision stratégique.
La défense en est l’illustration la plus frappante. L’idée d’une armée européenne reste un projet hypothétique, sans doctrine commune, sans commandement intégré, sans souveraineté budgétaire. Pourtant, Macron ouvre la possibilité de partager la dissuasion nucléaire, dernier bastion de souveraineté réelle, avec des partenaires qui n’en veulent pas. Dans ce scénario, la France prend les risques, les autres prennent l’abri. C’est une régression politique maquillée en générosité stratégique.
Même logique en matière industrielle. Le plan France 2030 affiche des milliards, mais ces montants sont déjà fléchés, contraints par des cofinancements européens, orientés vers des filières dictées par la concurrence internationale. On ne réindustrialise pas un pays en l’alignant sur des priorités qui ne sont pas les siennes. Les projets dits “communautaires” masquent des désengagements de l’État, remplacés par une ingénierie financière où la France joue à parts inégales avec des économies plus compétitives.
Ce qu’on présente comme une vision moderne est en réalité un aveu d’impuissance. La mondialisation a réduit les marges, certes. Mais plutôt que de repenser la souveraineté à partir de ses points d’appui — culturels, géographiques, technologiques — Macron la dissout dans un cadre où la France ne fait plus que suivre, valider, accompagner. L’Europe n’est pas ici un projet, c’est une couverture.
Et cela a un coût : celui de la dépossession politique. Un pays qui n’a plus la main sur ses frontières économiques, ses priorités industrielles, sa politique énergétique, sa capacité militaire et sa doctrine numérique n’est plus une puissance. Il devient un gestionnaire de contraintes, un exécuteur d’orientations prises ailleurs. La stratégie de Macron n’est pas d’élever la France, c’est de l’ancrer dans une dépendance systémique sous prétexte de coopération.
Cette dilution ne produit ni force ni stabilité. Elle accroît la défiance démocratique, alimente le sentiment d’effacement, renforce les discours de rupture. Elle donne le vertige d’un pays dirigé à distance, par des institutions que les citoyens ne peuvent ni élire ni renverser. Et tout cela se fait au nom de l’Europe, alors que l’Europe elle-même, aujourd’hui, ne se définit ni comme un État, ni comme un acteur cohérent.
Macron présente cette stratégie comme une adaptation rationnelle. Elle ressemble davantage à une abdication méthodique. Loin de redonner à la France des marges d’action, elle l’inscrit dans un système où toute souveraineté réelle devient illégitime, ringarde ou populiste. C’est une dépossession qui ne dit pas son nom. Et c’est peut-être ce qui la rend la plus dangereuse.
« Trump vendait des murs, Macron vend les clés » Frédéric Bastiat. "On ne vend pas sa maison pour refaire le jardin" Montesquieu.
Macron aime se présenter en stratège européen bâtissant une « souveraineté industrielle ». Mais dans les faits, il s’est souvent retrouvé du côté du vendeur. Alstom et ses turbines Arabelle ont quitté le giron national au moment même où la France jurait défendre son indépendance énergétique. Lafarge, Alcatel, Pechiney, Technip : autant de cessions qui symbolisent un effritement du capital productif national. Le récit officiel parle d’« alliances » et de « partenariats ». La réalité ressemble à une vente à la découpe, ponctuée de rachats ultérieurs au prix fort – comme EDF, contraint de récupérer les turbines Arabelle dix ans après les avoir bradées.
On objectera qu’il fallait sauver des emplois, éviter la faillite, maintenir une activité. Mais ces justifications relèvent du court terme. Vendre Alcatel à Nokia n’a pas sauvé les télécoms français, mais a privé l’Europe d’un champion capable de rivaliser avec Huawei. Laisser filer Pechiney n’a pas renforcé notre compétitivité dans l’aluminium, mais a creusé notre dépendance. Et demain, céder une partie de Sanofi, c’est accepter qu’une pénurie de médicaments courants puisse se décider à New York plutôt qu’à Lyon.
La logique du « moindre mal » se répète : chaque vente est justifiée par une urgence, aucune ne s’inscrit dans une stratégie cohérente. La France agit au coup par coup, au gré des crises. Elle vend quand elle est acculée, rachète quand la souveraineté redevient un slogan électoral, mais elle ne bâtit pas. Pendant ce temps, d’autres accumulent : l’Allemagne consolide son Mittelstand, la Chine investit dans la robotique et les énergies vertes, les États-Unis protègent jalousement leurs technologies critiques via le CFIUS.
La vérité est simple : Macron n’a pas inventé ce logiciel, mais il l’a incarné avec éclat. Libéral assumé dans les faits, souverainiste dans le discours. Avait-il le choix ? Oui – à condition de rompre avec le réflexe français consistant à gérer les urgences plutôt que de construire l’avenir. D’autant que les solutions existent.
Refonder une souveraineté industrielle lucide. La souveraineté n’est pas un mythe à brandir, c’est une fonction vitale. Elle doit s’incarner dans un indice public annuel, mesurant l’autonomie réelle de la France et de l’Europe dans dix domaines-clés (énergie, défense, santé, numérique, alimentation…). Ce thermomètre, débattu publiquement, rendrait visibles nos dépendances et guiderait les décisions stratégiques.
Passer d’une Europe de la dilution à une Europe du contrat. Il faut sortir du face-à-face stérile entre souverainistes nostalgiques et européistes abstraits. La solution n’est ni le repli national, ni l’abandon fédéral. C’est une confédération d’États souverains qui choisissent des blocs de coopération ciblés : un bloc défense, un bloc énergie, un bloc numérique. Pas de transferts massifs de souveraineté, mais des traités courts, des clauses de sortie claires, un pilotage intergouvernemental.
Restaurer un courage politique national. Toute cession d’un actif stratégique doit être soumise à un vote qualifié au Parlement ou à un référendum. Une « clause de souveraineté d’intérêt vital » doit permettre à un État de suspendre temporairement le droit européen pour protéger une activité cruciale (cybersécurité, santé, énergie). Et surtout, il faut investir massivement dans la recherche, réduire les rigidités fiscales et réglementaires, et redonner aux industriels français la possibilité d’innover sans être étranglés par le court terme.
En conclusion, la France a cru acheter du temps en vendant ses fleurons. Elle a peut-être seulement vendu son avenir. Le choix qui s’impose aujourd’hui n’est pas de céder encore, mais de reconstruire. Non pas un empire technocratique, ni un isolement stérile, mais une Europe des nations souveraines, capables de mutualiser leurs forces sans se dissoudre.
Macron avait le choix. Nous l’avons encore – à condition de cesser de bricoler et d’oser une stratégie. La souveraineté industrielle n’est pas une nostalgie : c’est une condition de survie dans le monde du XXIᵉ siècle.
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