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10 SEPTEMBRE 2025 (#83)

STARTUP NATION ou SHUTDOWN COUNTRY ?

Il voulait transformer la France, la réconcilier, l’ancrer dans l’Europe et moderniser l’État.
Mais après dix ans de pouvoir sans partage…

Il voulait transformer la France, la réconcilier, l’ancrer dans l’Europe et moderniser l’État. Mais après dix ans de pouvoir sans partage, Macron laisse derrière lui une société fracturée, une démocratie épuisée, un État désorganisé, une dette abyssale et une parole publique discréditée.

Sa promesse de “nouveau monde” s’est-elle muée en impasse ? Quel est, au fond, le vrai bilan de Macron pour la France : réforme ou dérèglement, leadership ou fatigue démocratique, audace ou impréparation ?

FAITS & CHIFFRES
Le PIB français a progressé de +0,3 % au deuxième trimestre 2025 grâce à une légère reprise des exportations…
FAITS & CHIFFRES

Le PIB français a progressé de +0,3 % au deuxième trimestre 2025 grâce à une légère reprise des exportations, notamment pharmaceutiques, tandis que la consommation des ménages s’est stabilisée après un repli antérieur ; une croissance de +0,2 % est prévue pour les trimestres suivants (INSEE – Comptes nationaux trimestriels, juillet 2025).

La Banque de France anticipe une croissance de +0,3 % en 2025 et +0,7 % en 2026, avec un pouvoir d’achat des salaires réels en hausse de +0,7 % par an, mais une consommation des ménages restant atone (Banque de France – Projections macroéconomiques, juin 2025).

Le déficit public s’élevait à 5,8 % du PIB en 2024 et le gouvernement prévoit de le ramener à 5,4 % en 2025 puis 4,6 % en 2026, avec une trajectoire visant la limite européenne de 3 % d’ici 2029 (Ministère de l’Économie – Programme de stabilité, avril 2025).

La dette publique atteint 114 % du PIB en 2025, à un niveau comparable à celui de la Grèce ou de l’Italie, et pourrait grimper jusqu’à 121 % en 2029 sans mesures structurelles (Cour des comptes – Rapport sur la situation des finances publiques, juin 2025).

Les marchés financiers réagissent aux incertitudes politiques : les taux à 10 ans ont atteint 3,53 % et le CAC 40 a chuté de 1,7 %, dans un contexte de vote de confiance prévu le 8 septembre sur le plan de redressement ; certains évoquent même un possible recours au FMI (Les Échos, “Dette française : la pression monte avant le vote de confiance”, août 2025).

Le taux de pauvreté a atteint 15,4 % en 2023, son plus haut niveau depuis trente ans, malgré le plan de lutte contre la pauvreté lancé en 2018 (INSEE – Revenus et conditions de vie, édition 2024).

Selon un sondage OpinionWay pour Observatoire Hexagone, 74 % des Français jugent l’action économique d’Emmanuel Macron « plutôt négative » ou « très négative », soit 15 points de plus qu’en 2021 (OpinionWay – Observatoire Hexagone, juillet 2025).
FLOP Et si le problème n’était pas Macron, mais ce système qui le rend possible – et inévitable ? Dix ans de pouvoir solitaire, d’hyperprésidence, de verticalité assumée…
FLOP Et si le problème n’était pas Macron, mais ce système qui le rend possible – et inévitable ? Dix ans de pouvoir solitaire, d’hyperprésidence, de verticalité assumée : voilà moins l’histoire d’un homme que celle d’un régime à bout de souffle. La Ve République, fondée en 1958 sur un exécutif fort, ne fonctionne plus dans une société plurielle, critique, éduquée, interconnectée. L’usure est structurelle.

Macron n’est pas une anomalie. Il est le produit d’un système qui concentre tous les pouvoirs dans les mains d’un président élu sans majorité sociologique, puis doté d’un gouvernement nommé sans contre-pouvoir. Le Parlement est affaibli. Les corps intermédiaires sont écartés. Le référendum, ignoré. Résultat : une démocratie de l’enregistrement et de l’impulsion solitaire. Mais ce modèle, qui fit illusion sous De Gaulle ou Mitterrand, ne répond plus aux exigences contemporaines de transparence, de délibération, de participation.

D’autres Républiques montrent que l’on peut concilier stabilité et pluralisme. L’Allemagne, avec son régime parlementaire, sa Chancellerie responsable devant le Bundestag, ses coalitions négociées et son fédéralisme robuste, permet une gouvernance plus concertée, plus prévisible, moins brutale. Le Canada, avec un régime parlementaire à la britannique, combine efficacité gouvernementale et débat public pluraliste. La Suisse, par son gouvernement collégial et ses votations régulières, incarne une démocratie lente mais profondément enracinée dans la souveraineté populaire.

Même des pays de taille comparable à la France, comme la Suède ou les Pays-Bas, offrent des modèles où les compromis parlementaires, la transparence budgétaire et l’autonomie locale sont mieux garantis. Le résultat ? Moins de ruptures, moins de désillusions, plus de légitimité partagée. La France, à l’inverse, persiste dans un régime fondé sur la verticalité et la personnalisation, au point de transformer chaque élection présidentielle en duel existentiel.

Ce n’est pas un hasard si les dernières grandes colères françaises – des Gilets Jaunes à la réforme des retraites – ont porté non seulement sur des mesures, mais sur la manière de décider. Des 49.3 successifs à la réduction du débat parlementaire, en passant par les nominations de convenance ou la gestion en Conseil de défense, tout indique une dérive technocratique fermée. Quand un seul homme concentre l’impulsion, la communication, l’arbitrage et la temporalité, tout désaccord devient opposition frontale.

Ce que Macron incarne n’est pas un excès personnel, mais l’essoufflement d’un régime. Trop rigide pour accueillir la complexité. Trop centralisé pour valoriser les initiatives locales. Trop opaque pour inspirer confiance. La France est le seul grand pays européen où une réforme des retraites peut être imposée sans majorité parlementaire, où les ministres tombent sans débat, où les votes blancs ne comptent pas, où la démocratie participative reste cosmétique.

La colère vise Macron, mais elle dépasse sa personne. Elle dit une soif de réforme institutionnelle profonde : plus de proportionnelle, plus de délibération locale, plus de démocratie directe, plus de contrôle citoyen sur les dépenses, plus de clarté dans les responsabilités. La Ve République promettait l’efficacité. Elle produit désormais le ressentiment.

L’heure n’est plus au diagnostic sur un homme. Elle est à la refondation du contrat démocratique. Macron est un symptôme : celui d’une République trop vieille pour la société qu’elle prétend gouverner.
FLIP Emmanuel Macron aura marqué l’histoire de la Ve République par l’usure qu’il a imposée à la démocratie, à l’État et à la société française…
FLIP Emmanuel Macron aura marqué l’histoire de la Ve République par l’usure qu’il a imposée à la démocratie, à l’État et à la société française.

Pendant dix ans, il aura parlé à tous sans écouter personne, multiplié les consultations comme le Grand Débat National (2019) ou la Convention Citoyenne pour le Climat (2020), tout en écartant les principales recommandations. En 2016, il nous expliquait : « Il faut des solutions simples à des problèmes compliqués » (2016). Depuis, il n’a cessé de complexifier les débats sans les conclure.

Son quinquennat aura été celui d’un président sans ancrage, sans opposition réellement structurée, mais aussi sans boussole. Élu pour « transformer », il aura surtout désorganisé.

L’hôpital public est à l’agonie malgré les milliards du Ségur (2020) : urgences fermées, personnels démissionnaires, patients triés. Et Macron de lancer : « Un soignant, ce n’est pas quelqu’un qui compte ses heures » (2022). L’école, soumise à une avalanche de réformes improvisées, a perdu son cap. L’homme qui promettait « l’école du XXIe siècle » a résumé la vie d’un jeune décrocheur ainsi : « Il suffit de traverser la rue pour trouver un emploi » (2018). La justice, ignorée, lente, paupérisée, n’a eu droit qu’à une déclaration cynique : « Je veux une justice plus rapide, mais pas plus chère » (2018).

Les grands corps de l’État, vidés de leur substance, ont été remplacés par McKinsey. Lui qui disait vouloir « faire confiance aux fonctionnaires de terrain » (2017) a gouverné avec une poignée de conseillers, dans l’opacité. Derrière le langage de la performance, tout s’est déréglé. Les services publics sont désorganisés. Le logement est en crise, les transports hors de prix, l’énergie instable. Et pourtant, il martelait encore en 2023 : « Le modèle français fonctionne mieux que les autres ».

Sur le plan budgétaire le déficit reste hors contrôle, la dette publique a explosé. Mais pour Macron, « une dette, c’est de la confiance » (2021). L’argent public a été distribué sans stratégie lisible, selon une logique de court terme. Comme il l’a confessé lui-même : « On met un pognon de dingue dans les minima sociaux » (2018). Macron n’a pas été un président libéral, mais un président dispendieux, sans souci de cohérence. Il affirmait vouloir « dépenser mieux, pas plus » (2017). Il a fait l’inverse.

À l’international, son isolement est devenu manifeste. Aukus, Algérie, Afrique, Italie, Russie… Les fiascos se sont accumulés. Et pourtant, il se présentait comme un leader éclairé, osant déclarer : « Je suis le seul à pouvoir parler à tout le monde » (2022), ou même « Je crois que je comprends la psychologie de Poutine » (2022). Sans oublier les postures sur l’Algérie ou la Palestine.. Une diplomatie désarticulée, sans relais ni constance, souvent hors-sol.

Sur le plan intérieur, il laisse une société fracturée. Gilets Jaunes, colères sociales, crise des banlieues. Il dénonçait les Gaulois « réfractaires au changement » (2018), appelait à « travailler plus » tout en refusant d’augmenter les salaires, et promettait de « réconcilier la France » tout en humiliant les classes populaires : « Je ne céderai rien aux fainéants » (2017), « Les gens qui ne sont rien » (2017), « Qu’ils viennent me chercher ! » (2018).

Les classes populaires sont ainsi devenues invisibles. Les classes moyennes, pressées et les jeunes, précarisés: « La jeunesse française a de la chance, on l’a beaucoup aidée pendant la crise » (2021).

Sous Macron, les mots ont perdu leur poids. Il a tout dit et son contraire. « Je ne crois pas à l’homme providentiel » (2016), disait-il… avant de gouverner seul, en verticalité absolue. « L’humilité, c’est la vérité » (2020)… alors que sa posture a souvent été celle d’un donneur de leçons. Son legs n’est pas une réforme, une œuvre ou une ligne claire..Son legs, c’est un malaise. Un doute profond sur les institutions, sur la parole politique, sur l’idée même d’intérêt général. Une société qui n’écoute plus, ne croit plus, ne débat plus.

Dix années d’Emmanuel Macron auront accéléré l’usure du modèle républicain. Un pouvoir bavard et vertical, mais sans vision. Une hyperactivité, mais sans cap. Une parole permanente, mais sans priorité. Il promettait « un nouveau monde » en 2017. Il laisse un pays plus divisé, plus instable, plus seul, plus fragile, plus endetté, moins souverain… qu’il ne l’était. Quel échec !
FLAP Dire qu’Emmanuel Macron a tout échoué revient à oublier dans quel monde il a gouverné. Son double mandat s’est déroulé au milieu des plus graves secousses du siècle…
FLAP Dire qu’Emmanuel Macron a tout échoué revient à oublier dans quel monde il a gouverné. Son double mandat s’est déroulé au milieu des plus graves secousses du siècle : pandémie mondiale, guerre en Europe, crise énergétique, inflation record, retour du protectionnisme, effondrement du multilatéralisme…

Dans ce chaos, la France est restée debout. Elle a traversé la tempête, sans défaut de paiement, sans rupture institutionnelle, sans effondrement social. Cela n’efface pas les failles, mais oblige à nuancer.

L’hôpital a souffert ? Oui. Mais sans Macron, pas de Ségur de la santé. Plus de 12 milliards d’euros engagés, des recrutements relancés, des carrières revalorisées, même si tardivement. L’école a changé trop vite ? Certainement. Mais le dédoublement des CP en REP, le retour des fondamentaux, la revalorisation salariale engagée, l’effort de formation initiale sont réels. Ce ne sont pas des promesses, ce sont des décisions. Pour la justice, là encore : des milliers de recrutements, la création de postes de greffiers, une augmentation budgétaire sans précédent depuis 30 ans.

Quant aux finances publiques, elles ne s’effondrent pas sans raison. Qui a protégé le pouvoir d’achat des ménages pendant le Covid, gelé les prix de l’énergie, soutenu les entreprises ? La croissance française, bien que fragile, a mieux résisté que celle de l’Allemagne ou du Royaume-Uni. Le chômage est à son plus bas niveau depuis 15 ans. L’industrie redémarre, les relocalisations s’amorcent, les investissements étrangers sont repartis à la hausse.

Sur le plan européen, Macron a permis des avancées inédites : mutualisation de la dette post-Covid (plan NextGenerationEU), réforme de l’espace Schengen, souveraineté numérique, taxe carbone aux frontières, régulation des géants du numérique (DMA/DSA). En matière de défense, il a posé les jalons d’une autonomie stratégique européenne, idée impensable avant 2017.

Sur le fond, Macron n’a jamais prétendu tout réinventer seul. Il a tenté, avec maladresses parfois, de renouveler les formes de la démocratie participative : Grand Débat, Convention climat, consultations citoyennes européennes. Ce n’est pas du mépris, c’est une recherche de forme politique adaptée à notre époque de défiance.

Ce qui lui est reproché – verticalité, centralisation, volontarisme – n’est-il pas exactement ce que la France attend d’un président en temps de crise ? On lui reproche de tout incarner, mais on n’admet pas que peu de figures auraient tenu ce cap dans un monde aussi fragmenté. Oui, Macron a raté des rendez-vous. Mais il en a aussi tenus. Et la violence symbolique dont il est aujourd’hui la cible masque une vérité plus dérangeante : il est le révélateur des contradictions françaises plus que leur cause.

“Gouverner, ce n’est pas séduire et promettre par les mots, c’est rassembler par des résultats”

POUR UNE DÉMOCRATIE ADULTE S’INSPIRANT DE CE QUI MARCHE AILLEURS…
Si les années Macron ont révélé quelque chose, c’est l’épuisement d’un système politique…
POUR UNE DÉMOCRATIE ADULTE S’INSPIRANT DE CE QUI MARCHE AILLEURS…

Si les années Macron ont révélé quelque chose, c’est l’épuisement d’un système politique qui concentre le pouvoir, assèche le débat, déresponsabilise les acteurs et infantilise les citoyens. D’autres démocraties comparables ont su adapter leurs institutions à l’exigence contemporaine de clarté, de contrôle, de participation. Pourquoi pas nous ?

1. Réduire les pouvoirs présidentiels : l’exemple allemand. L’Allemagne a fait le choix d’un chancelier responsable devant le Bundestag, élu indirectement, sans pouvoir de dissolution unilatéral. Le président y est une figure d’équilibre, non un centre de décision. Résultat : stabilité politique, culture du compromis, pouvoir exécutif cadré. La France pourrait s’inspirer de cette architecture pour passer à un régime parlementaire fort, où le Premier ministre gouverne sous contrôle direct du Parlement, et où le chef de l’État incarne sans diriger.

2. Institutionnaliser la démocratie participative : regard sur la Suisse et l’Irlande. La Suisse organise plusieurs référendums par an, à l’échelle nationale, régionale, communale. Tout citoyen peut proposer un texte. Cela ne bloque pas le pays : cela le rend responsable. L’Irlande, en 2015 puis 2018, a utilisé des conventions citoyennes pour aborder des sujets explosifs (avortement, mariage homosexuel), dont les résultats ont été validés par référendum. Ces processus délibératifs montrent qu’on peut traiter des sujets majeurs autrement que par le face-à-face entre rue et gouvernement.

3. Revaloriser le Parlement : inspiration scandinave et britannique. En Norvège, au Danemark ou au Royaume-Uni, le Parlement exerce un contrôle effectif sur l’exécutif : commissions permanentes puissantes, temps de parole équitable, vrais débats en séance, obligation de réponses documentées du gouvernement. La France, à l’inverse, abuse du 49.3, réduit les débats à une formalité et prive les députés d’outils d’enquête sérieux. Il est temps de reconstruire un Parlement fort, non pas bavard, mais stratège et décisif.

4. Décentraliser vraiment : le modèle espagnol ou canadien. Le Canada donne aux provinces des compétences pleines en éducation, santé, fiscalité. L’Espagne a transféré aux communautés autonomes de larges pouvoirs, notamment en matière linguistique, culturelle, scolaire. Sans tomber dans le séparatisme, la France pourrait renforcer ses régions avec de vrais budgets, une fiscalité propre, une autonomie réglementaire dans certaines politiques publiques. Cela suppose une confiance dans les territoires, pas une obsession du pilotage centralisé.

5. Généraliser la transparence et l’évaluation : le cas néerlandais ou estonien. Aux Pays-Bas, chaque ministère publie des tableaux de bord en ligne sur ses politiques publiques. En Estonie, le numérique est mis au service d’un contrôle citoyen quasi temps réel des décisions locales ou nationales. Ces dispositifs ne règlent pas tout, mais ils rendent visible, traçable et discutable ce que l’État fait. La France devrait instituer un droit citoyen au suivi des politiques publiques, à travers un portail public indépendant, un budget participatif national et des contre-rapports systématiques.

6. Changer la culture politique : leçons venues d’Islande, de Finlande ou de Nouvelle-Zélande. Après la crise financière de 2008, l’Islande a engagé un processus de réécriture constitutionnelle ouvert, collaboratif, filmé, transparent. La Finlande enseigne la culture du débat dès l’école, avec des modules de pensée critique, d’analyse des sources, de prise de parole. En Nouvelle-Zélande, la Première ministre Jacinda Ardern a gouverné sur un mode empathique, collectif, explicatif – sans jamais céder à la verticalité autoritaire. Ce sont là des modèles de maturité démocratique, qui montrent que leadership ne rime pas forcément avec domination.

La France ne manque pas d’idées. Elle manque de démocratie pour les faire vivre. Ce sont moins les personnalités qui doivent changer que les règles du jeu. La Constitution de 1958 a tenu bon pendant 65 ans. Elle ne tient plus aujourd’hui qu’à une fiction : celle d’un président capable de tout incarner. Sachons raison garder !

Le défi n’est plus de trouver un président qui décide tout, mais un peuple qui participe à tout.

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