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17 NOVEMBRE 2025 (#121)

FAUT-IL ENSEIGNER L’ASTROLOGIE ?

L’astrologie a structuré la pensée de civilisations entières : babylonienne, grecque, médiévale… Aujourd’hui moquée comme superstition ou récupérée sur Tik Tok, on peut la considérer comme une science ancienne, une croyance, ou un fait de culture populaire. Faut-il l’enseigner comme on enseigne les mythes ou l’histoire des religions ?

FAITS & CHIFFRES L’astrologie ne figure dans aucun programme officiel de l’Éducation nationale française, étant classée comme une croyance et non comme un savoir scientifique (Ministère de l’Éducation nationale – Programmes officiels 2023)…
FAITS & CHIFFRES L’astrologie ne figure dans aucun programme officiel de l’Éducation nationale française, étant classée comme une croyance et non comme un savoir scientifique (Ministère de l’Éducation nationale – Programmes officiels 2023).

Le CERFPA propose une formation à distance en astro-psychologie, accessible en dehors du cadre académique public (CERFPA – Programme “Astro-psychologie”).

Des astrologues indépendants comme Jean-Yves Espié diffusent des cours d’astrologie en ligne, souvent orientés vers une approche intuitive (Jean-Yves Espié – Formation en ligne, 2017).

L’École Française d’Astro-Thérapie propose une formation privée pour devenir “astro-thérapeute”, illustrant le développement de cette approche parallèle (EFAT – Formation complète).

Le programme “ASTRO à l’École”, soutenu par l’Éducation nationale, promeut l’enseignement de l’astronomie dans les établissements secondaires, mais pas celui de l’astrologie (Sciences à l’École – Programme ASTRO).

L’astrologie védique est intégrée à l’enseignement supérieur en Inde depuis 2001 avec le soutien du gouvernement et via l’Indian Council of Astrological Sciences (Indian Council of Astrological Sciences, 2001).

Le Kepler College aux États-Unis délivre un diplôme structuré en astrologie occidentale, combinant histoire, techniques et analyse critique (Kepler College – Professional Diploma in Astrology).

La Nodoor Astrology School à Pékin organise des formations en astrologie avec des intervenants internationaux reconnus (ISAR – Réseau international des écoles).

La plateforme japonaise RASA propose des formations d’astrologie en ligne avec certification, accessibles au grand public (RASA – Astrology Training Program, Japon).

Le site Centre of Excellence délivre un certificat en astrologie chinoise après 150 heures de formation en ligne (Centre of Excellence – Chinese Astrology Diploma Course).
FLOP. L’astrologie aujourd’hui n’est plus celle de Ptolémée. C’est un produit de consommation spirituelle, un McDonald’s du sens…
FLOP. L’astrologie aujourd’hui n’est plus celle de Ptolémée. C’est un produit de consommation spirituelle, un McDonald’s du sens. Vouloir l’enseigner, c’est confondre influence historique et pertinence pédagogique.

Oui, elle fut présente dans l’histoire. Comme la saignée en médecine ou la théorie du phlogistique en chimie. Présente mais périmée. L’école n’est pas un musée des erreurs humaines.

Le vrai danger, c’est la dispersion. L’école croule déjà sous les injonctions : numérique, écologie, citoyenneté, bien-être… Ajouter l’astrologie, c’est diluer l’essentiel dans l’anecdotique.

Face au retour de l’irrationnel, la réponse n’est pas pédagogique mais politique : renforcer l’enseignement scientifique, pas le noyer dans le folklore.

L’astrologie peut rester où elle est : dans la sphère privée des loisirs et des croyances personnelles

FLIP. L’astrologie est un langage. Comme le latin ou les mathématiques, elle structure la pensée depuis des millénaires…
FLIP. L’astrologie est un langage. Comme le latin ou les mathématiques, elle structure la pensée depuis des millénaires. Des cartes du Tarot aux algorithmes de recommandation, elle irrigue notre imaginaire collectif. L’ignorer, c’est amputer l’histoire des idées.

Galilée lui-même était astrologue avant d’être astronome. L’école enseigne bien la théorie des humeurs ou l’alchimie : pourquoi pas les douze maisons zodiacales ? Surtout, l’astrologie revient en force. Sur TikTok, dans les apps, les thérapies alternatives.

Face à cette résurgence, l’école ne peut pas faire l’autruche. Mieux vaut l’enseigner comme système symbolique que laisser les jeunes s’y perdre sans boussole critique. On n’enseigne pas la validité de l’horoscope, mais sa fonction anthropologique : comment l’humain fabrique du sens à partir du chaos.

C’est exactement le rôle de l’école : décoder les mythologies qui nous traversent.

FLAP. Enseigner l’astrologie, c’est légitimer la confusion. Entre récit symbolique et prétention scientifique, la frontière s’estompe…
FLAP. Enseigner l’astrologie, c’est légitimer la confusion. Entre récit symbolique et prétention scientifique, la frontière s’estompe. L’astrologie ne dit pas « voici une belle histoire » mais « voici votre avenir ». Cette différence est cruciale.

L’école doit trancher, hiérarchiser, discriminer. Tous les savoirs ne se valent pas. Céder à la mode astrologique, c’est nourrir le relativisme qui mine déjà l’autorité du savoir. Demain, faudra-t-il enseigner la numérologie ? La cristallothérapie ?

Le retour de l’astrologie n’est pas un phénomène culturel profond mais un symptôme : celui de l’échec à transmettre l’esprit critique. Y répondre par plus d’astrologie, c’est soigner le mal par le mal. L’école républicaine a une mission : émanciper par la raison. Pas flatter les croyances, même habillées de culture.

La pensée magique n’a pas sa place dans les programmes, point.

« L’homme croit au ciel quand il n’a plus de boussole » Victor Hugo

BILLET. La fascination pour l’astrologie révèle un effondrement : celui de notre capacité à transmettre du sens…
BILLET. La fascination pour l’astrologie révèle un effondrement : celui de notre capacité à transmettre du sens. L’école ne doit pas céder en intégrant l’objet de la fascination, mais s’attaquer à ses causes.

Réhabiliter la grande littérature. Si les jeunes cherchent des réponses dans les apps astrologiques, c’est qu’on a vidé les œuvres de leur substance. Dostoïevski interroge le libre arbitre mieux qu’aucun horoscope. Camus affronte l’absurde avec plus de courage que tous les coachs new age. Il faut cesser d’enseigner les classiques comme des monuments poussiéreux et les restituer comme des machines à penser le réel.

Enseigner l’histoire comme construction du présent. L’astrologie séduit par sa fausse continuité. La vraie filiation, c’est l’histoire : montrer comment les idées naissent, évoluent, disparaissent. Étudier la Révolution française, c’est comprendre que rien n’est écrit d’avance. L’histoire bien enseignée vaccine contre la pensée magique : elle montre que l’humanité se construit dans l’incertitude, pas dans la prédestination.

Développer une pédagogie de l’incertitude. L’école française obsède sur la bonne réponse unique. Cette rigidité pousse vers des systèmes rassurants comme l’astrologie. Il faut apprendre à naviguer dans le doute, à formuler des hypothèses, à accepter la complexité. Former des esprits capables de supporter l’inconnu, c’est les immuniser contre les pseudo-certitudes.

Créer des espaces de débat authentique. L’astrologie prospère dans le conformisme mou des réseaux. L’école doit être le lieu de la controverse féconde. Débattre de questions vives sans réponse simple : l’IA remplacera-t-elle l’humain ? Faut-il limiter la natalité ? Ces questions mobilisent l’intelligence, obligent à construire sa pensée dans l’échange.

Restaurer une ambition intellectuelle. L’école s’est résignée à divertir plutôt qu’à élever. Résultat : les jeunes cherchent ailleurs leur nourriture spirituelle. Il faut retrouver le goût de la difficulté féconde. Lire Spinoza, comprendre Einstein : c’est cet effort qui émancipe. L’école doit cesser de sous-estimer l’intelligence de ceux qu’elle forme.

Ce n’est pas l’astrologie qu’il faut combattre, c’est la paresse intellectuelle qui la nourrit. L’école a tous les outils : des œuvres, des concepts, des méthodes. Elle doit retrouver sa fierté : former des esprits libres, capables de penser par eux-mêmes le mystère du monde.

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