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5 FÉVRIER 2026 (#174)

PROPAGANDE : QUELLES CIBLES ?

L’histoire de la propagande suit celle du pouvoir comme son ombre. Chaque époque invente ses récits, ses images, ses moyens d’influencer l’opinion. Qu’il s’agisse d’un pharaon multipliant les miracles, d’un pape appelant à la croisade, ou d’un gouvernement moderne diffusant des vidéos virales…
L’histoire de la propagande suit celle du pouvoir comme son ombre. Chaque époque invente ses récits, ses images, ses moyens d’influencer l’opinion. Qu’il s’agisse d’un pharaon multipliant les miracles, d’un pape appelant à la croisade, ou d’un gouvernement moderne diffusant des vidéos virales, la logique est la même : façonner la perception du réel pour façonner la société.

Ce récit retrace cette longue aventure, de l’Antiquité aux réseaux sociaux, et s’interroge enfin sur une question essentielle : comment distinguer la propagande de l’information sincère ?
LES RÉCITS FONDATEURS… Dans les premières civilisations, la propagande est déjà un outil d’ordre politique. Les pharaons d’Égypte se présentent comme des demi-dieux capables de dompter les fleuves et de vaincre les ennemis « par leur seule présence »…
LES RÉCITS FONDATEURS… Dans les premières civilisations, la propagande est déjà un outil d’ordre politique. Les pharaons d’Égypte se présentent comme des demi-dieux capables de dompter les fleuves et de vaincre les ennemis « par leur seule présence ». Les temples deviennent des machines narratives où chaque colonne, chaque hiéroglyphe raconte la même histoire : le pharaon est indispensable, éternel, invincible.

Les Assyriens, eux, gravent sur pierre des scènes où leurs rois massacrent des armées entières, des lions rugissants, des villes entières réduites en cendres. Ces bas-reliefs monumentaux ne sont pas de simples archives, mais une terreur psychologique bien plus efficace que n’importe quel discours, destinée à paralyser toute velléité de résistance avant même qu’une bataille ne commence.

La Grèce introduit la persuasion collective par la culture. Le théâtre tragique ne divertit pas seulement : il forge un imaginaire civique partagé, où les spectateurs apprennent ce qu’être citoyen signifie. Les célébrations religieuses, les discours des orateurs sur l’Agora, la rhétorique sophistiquée d’Athènes transforment la parole publique en instrument de cohésion sociale.

Rome systématise cette logique avec une précision bureaucratique impressionnante. Auguste, après quarante ans de guerres civiles dévastatrices, doit convaincre un peuple habitué à la violence que la paix vaut mieux que la gloire militaire. Il fait écrire l’Énéide par Virgile pour inscrire son pouvoir dans une épopée fondatrice remontant à la chute de Troie, reliant ainsi son règne à une destinée millénaire. Il fait frapper des millions de pièces de monnaie où son visage devient le symbole d’une paix nouvelle, la Pax Romana. Sur chaque marché, dans chaque transaction, les Romains touchent littéralement l’image du pouvoir. Auguste organise des cérémonies fastueuses pour fermer les portes du temple de Janus, signe que la guerre a cessé, et commande des monuments comme l’Ara Pacis, l’autel de la paix, où la prospérité et l’abondance sont sculptées dans le marbre. Même sa famille devient un outil de propagande : ses proches, notamment les femmes, incarnent les vertus romaines idéales, et leur comportement public sert à légitimer le nouveau régime.

Ainsi, avant même l’invention du mot, la propagande est déjà partout, tissée dans le quotidien des empires.
LE RELIGIEUX… Dans l’Europe médiévale, la propagande passe par la religion. L’Église, dépositaire du savoir et de la légitimité morale, utilise les fresques, les vitraux colorés, les processions solennelles pour diffuser ses messages auprès d’une population largement illettrée…
LE RELIGIEUX… Dans l’Europe médiévale, la propagande passe par la religion. L’Église, dépositaire du savoir et de la légitimité morale, utilise les fresques, les vitraux colorés, les processions solennelles pour diffuser ses messages auprès d’une population largement illettrée. Un simple panneau peint montrant le Jugement dernier, avec ses damnés hurlants jetés en enfer et ses élus rayonnants accueillis au paradis, peut convertir des villages entiers à la peur du péché. L’image devient langage universel, bien plus puissant que n’importe quel sermon.

Lors de la Première Croisade en 1095, le pape Urbain II transforme une décision politique complexe en explosion mystique. Son appel à Clermont, « Dieu le veut ! », devient un slogan avant l’heure, répété par les foules jusqu’à l’ivresse collective. Il crée un récit si puissant que des milliers d’hommes quittent leurs foyers, leurs familles, leurs terres, en croyant accomplir une mission divine. La croix cousue sur les tuniques devient le symbole d’une identité partagée, d’une appartenance à une cause sacrée. Cette capacité à transformer la politique en foi, à faire d’un projet militaire une quête spirituelle, annonce déjà les grandes mobilisations modernes.

Les rois médiévaux n’hésitent pas à utiliser ces mêmes ressorts symboliques. Saint Louis se fait représenter comme un modèle de piété et de justice, rendant la justice sous un chêne, lavant les pieds des pauvres, organisant des processions spectaculaires. Son image soigneusement construite légitime sa dynastie et sacralise son pouvoir.

Jeanne d’Arc, figure à la fois religieuse et militaire, devient une arme narrative dans la guerre contre l’Angleterre. Sa voix mystique, ses victoires inespérées, sa capture tragique et son martyre transforment une paysanne en symbole national. Le Moyen Âge confirme ainsi que les images, plus encore que les mots, peuvent transformer l’ordre social et mobiliser les masses vers des objectifs que la raison seule ne saurait justifier.
L’IMPRIMERIE.. Avec l’invention de l’imprimerie par Gutenberg en 1450, la propagande change de vitesse et d’échelle. Martin Luther comprend immédiatement la puissance de ce nouveau média. En 1517, lorsqu’il placarde ses quatre-vingt-quinze thèses contre les indulgences sur la porte de l’église de Wittenberg…
L’IMPRIMERIE.. Avec l’invention de l’imprimerie par Gutenberg en 1450, la propagande change de vitesse et d’échelle. Martin Luther comprend immédiatement la puissance de ce nouveau média. En 1517, lorsqu’il placarde ses quatre-vingt-quinze thèses contre les indulgences sur la porte de l’église de Wittenberg, le texte est copié, imprimé et diffusé dans toute l’Allemagne en quelques semaines. Ses idées circulent partout par des tracts courts, percutants, souvent illustrés de caricatures qui ridiculisent le clergé romain et dépeignent le pape en Antéchrist. Les images grossières mais mémorables montrent des prêtres bedonnants comptant leur or pendant que les fidèles meurent de faim. En quelques années, l’Europe bascule dans une révolution spirituelle rendue possible par la reproductibilité mécanique des messages.

Pour répondre à cette offensive protestante, l’Église catholique crée en 1622 la « Congrégation pour la Propagation de la Foi », la Congregatio de Propaganda Fide, institution qui donnera son nom moderne au mot propagande. L’Église comprend qu’elle doit contre-attaquer sur le terrain des idées, organiser la diffusion de sa doctrine, former des missionnaires, produire des textes de combat. La propagande devient ainsi un métier, une administration, une science.

Les monarchies absolues, de leur côté, comprennent que la magnificence peut devenir un langage politique. Versailles, construit par Louis XIV, n’est pas seulement un palais : c’est une architecture de persuasion, pensée pour impressionner, dominer, convaincre. Les nobles qui y résident sont contraints d’assister quotidiennement au lever et au coucher du roi, rituel orchestré pour rappeler que tout pouvoir émane du souverain. Les jardins géométriques, les fontaines jaillissantes, les galeries des glaces, les peintures allégoriques célébrant les victoires militaires transforment chaque visite en expérience de soumission éblouie.

Plus tard, la Révolution française invente la propagande républicaine à une échelle jamais vue. Les fêtes civiques remplacent les cérémonies religieuses. Le 14 juillet 1790, la Fête de la Fédération rassemble à Paris des centaines de milliers de personnes venues de toute la France pour célébrer l’unité nationale. On plante des arbres de la Liberté sur les places publiques, symboles vivants d’une société qui renaît. Les arbres deviennent des centres de rondes et de danses, de serments collectifs. On érige des autels de la Patrie où l’on célèbre des baptêmes et des mariages civiques, remplaçant les sacrements religieux par des rituels laïcs. Les sans-culottes portent le bonnet phrygien, symbole antique de l’esclave affranchi. Les hymnes comme La Marseillaise, composée en 1792, transforment la guerre en épopée collective : « Aux armes, citoyens ! » devient le cri de ralliement d’une nation en armes. Les journaux patriotes, les estampes colorées, les spectacles de rue, les discours enflammés des tribuns transforment la France entière en acteur d’un récit national révolutionnaire.

À la veille du XXe siècle, les affiches politiques colorées et les journaux de masse deviennent les premières armes d’une influence moderne, à grande échelle, annonçant les bouleversements à venir.
INDUSTRIALISATION… Le XXe siècle marque l’entrée dans une propagande industrialisée, intégrée à l’appareil d’État, rationalisée, perfectionnée. Aucun régime n’a poussé cet art aussi loin que l’Allemagne nazie, avec Joseph Goebbels, ministre de la Propagande et bras droit idéologique d’Hitler…
INDUSTRIALISATION… Le XXe siècle marque l’entrée dans une propagande industrialisée, intégrée à l’appareil d’État, rationalisée, perfectionnée. Aucun régime n’a poussé cet art aussi loin que l’Allemagne nazie, avec Joseph Goebbels, ministre de la Propagande et bras droit idéologique d’Hitler.

Goebbels comprend que la propagande n’est pas un supplément, mais le cœur battant du régime. Dès 1933, il prend le contrôle absolu de tous les médias, de tous les journaux, de toutes les radios, de tous les théâtres. Il invente une communication totale : affiches monumentales, cinéma spectaculaire, radio omniprésente, architecture écrasante, parades militaires, rituels de masse. Toutes les formes artistiques sont mobilisées pour produire un univers mental uniforme où la réalité elle-même devient secondaire. Il perfectionne notamment trois techniques qui marqueront durablement l’histoire de la manipulation.

D’abord, la répétition hypnotique. Selon lui, un mensonge répété mille fois finit par devenir vérité. Les slogans nazis, « Ein Volk, ein Reich, ein Führer » (un peuple, un empire, un chef), sont martelés dans les discours, sur les affiches, dans les journaux, à la radio, jusqu’à coloniser les esprits et devenir des réflexes mentaux. La radio devient un outil central de cette stratégie. En 1933, Goebbels organise la production de masse du Volksempfänger, le « récepteur du peuple », un appareil radio bon marché conçu pour entrer dans tous les foyers allemands. Des millions d’exemplaires sont vendus, et bientôt, dans chaque cuisine, chaque atelier, chaque place publique, résonnent les discours d’Hitler, les marches militaires, les bulletins de victoires. La radio abolit la distance entre le pouvoir et le peuple, créant une illusion d’intimité et de communion collective.

Ensuite, la simplification émotionnelle. Ne jamais entrer dans la nuance, toujours désigner un ennemi unique, créer un récit binaire où la population doit choisir entre « nous » et « eux ». L’image du « traître intérieur » et du Juif présenté comme menace absolue permettent de justifier toutes les violences. Des films de propagande comme Le Juif éternel (Der ewige Jude), réalisé en 1940 sous la supervision de Goebbels, présentent les Juifs comme des parasites, des porteurs de maladies, des conspirateurs internationaux. Le film utilise des images de rats pullulant dans les égouts, puis enchaîne avec des foules juives dans les ghettos, établissant une association subconsciente entre l’humanité et la vermine. Cette déshumanisation méthodique prépare psychologiquement la population à accepter l’inacceptable.

Enfin, la mise en scène spectaculaire. Les grandes réunions de Nuremberg, filmées par Leni Riefenstahl dans Le Triomphe de la volonté (1935), transforment le régime en liturgie politique. Des centaines de milliers de personnes alignées en formations géométriques parfaites, des forêts de drapeaux rouges à croix gammée claquant au vent, des projecteurs créant des cathédrales de lumière dans la nuit, des hymnes entonnés à l’unisson. Hitler apparaît comme un prophète descendant des cieux dans son avion, et la foule comme un peuple fusionné dans une volonté unique. Riefenstahl utilise des techniques cinématographiques révolutionnaires : photographie aérienne, travellings majestueux, montages rythmés par la musique wagnérienne. Le résultat est hypnotique, terrifiant de beauté formelle, et terriblement efficace. Le film remporte des prix internationaux et devient un modèle de propagande filmique.

Même dans les derniers jours du régime, alors que Berlin s’effondre sous les bombes, Goebbels continue son œuvre. Il grossit les effectifs de l’armée allemande en utilisant des trucages cinématographiques, fait parader les mêmes cinquante chars lourds devant les caméras pour donner l’illusion de bataillons entiers, et exalte à la radio les Wunderwaffen, les armes miracles qui inverseraient le cours de la guerre au dernier moment. Jusqu’au bout, le mensonge remplace le réel.

Après la guerre, paradoxalement, les démocraties reprennent certaines méthodes de Goebbels, en les adoucissant et en les adaptant. Les États-Unis développent la communication politique moderne sous l’influence d’Edward Bernays, neveu de Sigmund Freud, qui utilise la psychologie des profondeurs pour orienter les masses. Bernays théorise « l’ingénierie du consentement », cette capacité à manipuler l’opinion publique sans que les citoyens en aient conscience. Pour lui, « la manipulation consciente et intelligente des opinions et des habitudes organisées des masses constitue un élément important de la société démocratique ». Il applique ces principes pour vendre des produits, mais aussi pour influencer les politiques publiques.

En 1929, pour l’American Tobacco Company, Bernays organise une opération pour encourager les femmes à fumer en public, pratique alors considérée comme inconvenante. Il transforme la cigarette en « torche de la liberté », symbole d’émancipation féminine, et organise une manifestation spectaculaire lors de la parade de Pâques à New York où des jeunes femmes élégantes allument ostensiblement leurs cigarettes. Les journaux reprennent l’événement, et le tabou est brisé. Plus tard, pour vendre du bacon, Bernays convainc des médecins de déclarer publiquement qu’un petit-déjeuner copieux est essentiel à la santé. Le bacon et les œufs deviennent « le vrai petit-déjeuner américain », et les ventes explosent. La technique est toujours la même : ne pas vendre un produit pour ses qualités intrinsèques, mais associer ce produit à une identité, à une émotion, à un désir inconscient.

La publicité commerciale emprunte les mêmes principes : slogans simples, émotions fortes, répétition, images idéalisées. Les marques ne vendent plus des objets mais des styles de vie, des rêves, des appartenances sociales. Une voiture n’est plus un moyen de transport mais un symbole de liberté ou de statut social. Un parfum n’est plus une odeur mais une promesse de séduction. La frontière entre information et manipulation devient poreuse, puis invisible.

Avec l’ère numérique, la propagande devient algorithmique. Les réseaux sociaux diffusent en quelques secondes ce qui demandait autrefois des semaines. Les deepfakes brouillent la frontière entre réalité et fiction, rendant possible la fabrication de vidéos où des personnalités semblent dire des choses qu’elles n’ont jamais prononcées. Les algorithmes analysent nos comportements en ligne, nos clics, nos pauses, nos hésitations, et calibrent en temps réel les messages qui nous atteindront le mieux. La propagande n’est plus centralisée dans un ministère d’État : elle est virale, décentralisée, parfois anonyme, opérée par des acteurs multiples, États, entreprises, groupes d’influence, individus isolés. Chacun peut devenir propagandiste, et chacun peut devenir cible.

“En démocratie, la propagande ne dit jamais quoi penser, mais ce dont on peut parler. C'est plus efficace”...
“En démocratie, la propagande ne dit jamais quoi penser, mais ce dont on peut parler. C'est plus efficace”

COMMENT LA RECONNAÎTRE ? Après ce voyage à travers les siècles, une question demeure : comment distinguer une information sincère d’un message de propagande ? L’histoire offre plusieurs repères précis, éprouvés par l’expérience…
COMMENT LA RECONNAÎTRE ? Après ce voyage à travers les siècles, une question demeure : comment distinguer une information sincère d’un message de propagande ? L’histoire offre plusieurs repères précis, éprouvés par l’expérience.

La propagande cherche d’abord à déclencher une émotion immédiate : peur, colère, euphorie, indignation. Une information sincère peut émouvoir, certes, mais elle ne cherche pas à court-circuiter la réflexion. Si un message vous presse d’avoir peur, d’être furieux ou de vous indigner avant même d’avoir compris les faits, il s’agit probablement de propagande. L’émotion devient un instrument pour empêcher la pensée, pour produire une réaction automatique là où il faudrait une analyse.

La propagande simplifie toujours le monde à l’excès. Elle efface les nuances, impose des récits binaires : amis contre ennemis, innocents contre coupables, un dirigeant visionnaire face à un complot invisible. La complexité disparaît. Les zones grises n’existent plus. Tout devient évident, limpide, incontestable. Une information sincère, au contraire, accepte la complexité, les détails qui contredisent le récit principal, les zones d’incertitude, les doutes. Elle admet qu’une situation peut avoir plusieurs causes, plusieurs interprétations, plusieurs solutions possibles.

Souvent, la propagande met en scène un ennemi absolu : l’étranger, le riche, le pauvre, le voisin, l’opposant politique, le journaliste indépendant. Plus l’ennemi est présenté comme homogène, monstrueux et responsable de tous les maux, plus le message penche vers la manipulation. L’ennemi devient l’explication unique de tous les problèmes, la cible sur laquelle canaliser toutes les frustrations. Une information honnête, elle, distingue les individus des groupes, les responsabilités spécifiques des accusations générales.

Aussi, elle demande d’agir vite : croire immédiatement, obéir sans délai, soutenir sans réserve, condamner sans appel. L’urgence est un outil classique de manipulation. « Il faut agir maintenant, sinon il sera trop tard. » L’information honnête, elle, laisse le temps de réfléchir, de vérifier, de comparer les sources, et admet que vous puissiez douter, questionner, suspendre votre jugement.

Enfin, la propagande déteste la contradiction. Elle répète inlassablement les mêmes formules. Elle simplifie jusqu’à l’absurde. Elle valorise celui qui adhère sans réserve et humilie celui qui questionne. Elle attaque les messagers plutôt que les messages, discrédite les sources alternatives, insinue que toute critique est suspecte, probablement malveillante. Une information sincère, au contraire, accepte le débat, cite ses sources de manière transparente, distingue clairement les faits des opinions, reconnaît ses limites et ses possibles erreurs, et respecte ceux qui ne sont pas convaincus.

L’histoire montre que nous ne pouvons éviter complètement la propagande, mais que nous pouvons apprendre à la reconnaître. Le premier antidote n’est pas la méfiance généralisée, qui finit par rendre tout suspect et paralyse le jugement, mais la lucidité : comprendre comment fonctionnent les récits, comment nos émotions nous influencent, comment nos biais cognitifs servent parfois ceux qui veulent nous manipuler.

La propagande vit de notre crédulité, de notre paresse intellectuelle, de notre besoin de certitudes simples. L’information sincère, elle, vit de notre discernement, de notre capacité à tolérer l’incertitude, de notre volonté de chercher la vérité même quand elle dérange. C’est dans cet écart-là, fragile mais essentiel, que commence la liberté de penser.

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