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Olaf Scholz

L'art de gouverner sans jamais être responsable...

Olaf Scholz

L’homme qui a présidé à l’effondrement économique de l’Allemagne en s’en disant étranger.

Olaf Scholz naît le 14 juin 1958 à Osnabrück, en Basse-Saxe, de parents ouvriers dans le textile. La famille s’installe à Hambourg, dans le quartier populaire de Rahlstedt.

À 17 ans, en 1975, il adhère au SPD (Sozialdemokratische Partei Deutschlands. De 1982 à 1988, il dirige l’aile jeunesse du parti, les Jusos, dans leur courant marxiste, publie des textes dénonçant « l’impérialisme agressif de l’OTAN » et l’Allemagne fédérale comme « bastion du grand capital ». Il dira plus tard avoir « commis presque toutes les erreurs possibles ».

Il étudie le droit à l’université de Hambourg, obtient son diplôme en 1984, devient avocat spécialisé en droit du travail. En 1998, à 40 ans, il entre au Bundestag pour la première fois. En 2001, il est nommé sénateur à l’Intérieur de Hambourg — cinq mois plus tard, la CDU (Christlich Demokratische Union) reprend la ville, il perd son poste.

En 2002, il devient secrétaire général du SPD sous Gerhard Schröder. En 2007, il intègre le gouvernement Merkel comme ministre du Travail. En 2011, il remporte la mairie de Hambourg à la majorité absolue. Il y restera sept ans.

Comme premier maire de Hambourg, il approuve en 2016 que le fisc renonce à recouvrer 47 millions d’euros de remboursements fiscaux frauduleux de la banque Warburg, liés au scandale Cum-Ex (fraude fiscale où l’État rembourse plusieurs fois un impôt payé une seule fois). Olaf Sholz avait rencontré le dirigeant de la banque à plusieurs reprises. Interrogé deux fois par une commission parlementaire — en avril 2021 puis en août 2022 — il déclare ne plus se souvenir des échanges.

Un sondage d’août 2022 révèle que 70 % des Allemands ne croient pas à cette amnésie, dont 56 % de ses propres électeurs SPD.

En mars 2018, Merkel le nomme ministre des Finances. Wirecard, fleuron prétendu de la fintech allemande, s’effondre en juin 2020 : 1,9 milliard d’euros de liquidités aux Philippines n’ont jamais existé, révélant un échec majeur de contrôle de l’État allemand — sans responsabilité politique clairement établie. Un document interne prouve que Scholz était informé dès février 2019 que la BaFin enquêtait sur la société. Il nie toute responsabilité. L’auditeur EY et la BaFin sont pointés. Scholz sort intact.

Le 8 décembre 2021, il est investi chancelier à la tête d’une coalition SPD-Verts-FDP. Il hérite de seize ans de sous-investissement allemand. En novembre 2023, la Cour constitutionnelle annule 60 milliards d’euros de dépenses budgétaires prévues, jugeant le montage contraire au frein à l’endettement inscrit dans la Constitution.

La coalition éclate le 6 novembre 2024 : Scholz licencie le ministre des Finances libéral Christian Lindner, reste à la tête d’un gouvernement minoritaire. Le 16 décembre, il perd un vote de confiance par 394 voix contre 207. Le 23 février 2025, le SPD obtient 16,4 % aux élections fédérales anticipées — son pire score depuis 1945, en recul de près de 10 points. L’AfD termine deuxième avec plus de 20 %.

La Bundesbank prévoit une croissance de 0,2 % pour 2025. L’Allemagne, première économie européenne, est en récession pour la deuxième année consécutive. Friedrich Merz (CDU) prend la chancellerie le 6 mai 2025.

Ainsi, Olaf Scholz aura traversé trois décennies de scandales financiers en invoquant l’oubli, présidé à la désindustrialisation silencieuse de la première économie du continent, et réussi à transformer le parti de Willy Brandt en troisième force derrière l’extrême droite — sans jamais être mis en cause pour aucune de ces catastrophes.

Paul Corey