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WSJ : no air conditionning, please, we’re french

Publié le 26 juin 2026

WSJ : no air conditionning, please, we’re french

Il s’agit d’un éditorial de la rédaction (The Editorial Board), publié le 26 juin 2026 dans la rubrique Review & Outlook du Wall Street Journal. Résumé détaillé

Une canicule exceptionnelle frappe la France et une grande partie de l’Europe, avec des températures avoisinant ou dépassant les 38 à 40 °C. Les auteurs disent compatir avec les populations touchées, mais affirment être frappés par un paradoxe : au lieu d’encourager l’utilisation de la climatisation, les pouvoirs publics français en limitent l’usage pour des raisons environnementales.

Le WSJ s’appuie ensuite sur les recommandations publiées par l’ADEME en mai 2026. L’agence reconnaît que la climatisation peut être nécessaire pour certaines personnes vulnérables (personnes âgées, malades chroniques, femmes enceintes), mais recommande de la limiter à une seule pièce et de ne pas descendre sous 26 °C, afin de réduire la consommation d’énergie et les émissions liées au changement climatique.

L’éditorial oppose cette approche aux conseils diffusés par les autorités sanitaires françaises : fermer les volets, installer des protections en carton aux fenêtres, se mouiller régulièrement, boire davantage, limiter l’utilisation des appareils électriques produisant de la chaleur. Selon le journal, ces recommandations reviennent à demander aux Français de modifier profondément leur mode de vie plutôt que d’utiliser une technologie largement disponible.

Le texte insiste ensuite sur l’inadaptation du parc immobilier français. Il souligne que beaucoup de logements deviennent de véritables « fours » en période de canicule, que de nombreuses écoles ferment faute de climatisation et que certains établissements hospitaliers sont eux-mêmes insuffisamment équipés.

L’argument principal est celui de la santé publique. Pour le comité éditorial, lorsque les autorités sanitaires constatent une hausse des passages aux urgences, des hospitalisations et des décès liés à la chaleur, continuer à considérer la climatisation avant tout comme un problème écologique devient une erreur de politique publique. La lutte contre le changement climatique ne devrait pas empêcher de protéger immédiatement les populations contre les vagues de chaleur.

La conclusion est volontairement provocatrice : le journal estime que la France est devenue un exemple où la « vertu écologique » l’emporte sur le bon sens, au point de mettre en danger la santé de ses habitants. La climatisation est présentée non comme un luxe mais comme une technologie nécessaire d’adaptation devenue indispensable dans un climat qui se réchauffe.

Paul Corey