Your countries are going to hell
Donald Trump, le 23 septembre 2025 à l’ONU...

Derrière l’excès de langage, Donald Trump a livré à l’ONU un message limpide, articulé autour de trois reproches fondamentaux adressés aux Européens.
D’abord, l’énergie. L’Europe, dit-il, a renoncé à sa puissance industrielle en fermant ses centrales nucléaires et en misant tout sur des renouvelables « imprudents et coûteux ». Résultat : aucune indépendance, aucune stabilité. Dans son récit, les Européens mendient du gaz à Moscou et du pétrole à Riyad, tandis que les États-Unis, sous son mandat, avaient atteint l’indépendance énergétique. L’image est brutale : un continent volontairement fragilisé, prisonnier d’idéologies écologiques déconnectées des réalités.
Ensuite, l’immigration. Les gouvernements européens auraient « ouvert les frontières comme on ouvre une boîte de Pandore ». Les flux migratoires massifs minent la cohésion sociale, transforment des quartiers populaires en zones de non-droit et alimentent l’insécurité. Là où l’Europe invoque solidarité et humanité, lui voit faiblesse et naïveté. Il oppose son mur, ses contrôles, sa fermeté, à ce qu’il décrit comme une capitulation généralisée des élites européennes, protégées derrière leurs quartiers aseptisés, loin du quotidien réel.
Enfin, la défense. Ici, Trump retrouve son cheval de bataille : l’OTAN. La sécurité de l’Europe repose, martèle-t-il, sur l’armée américaine, tandis que les Européens profitent du « parapluie » sans payer leur dû. À ses yeux, la situation est indécente : l’Europe finance son confort social et ses grands discours, mais pas sa propre protection. Et l’Histoire, ajoute-t-il, ne pardonne pas aux nations qui se dérobent.
En un seul trait, Trump brosse le portrait d’une Europe dépendante, vulnérable, aveugle à ses faiblesses. Mais surtout, il dénonce une dérive idéologique. Une Europe qui préfère la posture morale à la lucidité politique. Une Europe qui croit montrer sa grandeur en reconnaissant de manière anticipée, désordonnée et symbolique un État palestinien, tout en fermant les yeux sur ses propres fractures.
Ce qu’il a vraiment voulu dire, ce dernier 23 septembre à l’ONU, c’est que la complaisance et le déni sont devenus la marque de fabrique d’un continent qui se trompe de combats…
Et que si l’Europe persiste dans cette fuite en avant idéologique, alors oui — « vos pays iront en enfer ». , alors oui: « vos pays iront en enfer ».
Paul Corey