Nouveau livre WOW! : Élu sans mandat ?
Qui osera demander aux Français le mandat 27 - 32 nécessaire pour redresser leur pays avant qu'il ne soit trop tard ?

En 2027, la France versera 91 milliards d’euros d’intérêts à ses créanciers, davantage qu’elle ne consacre à son école. Ses taux ont bondi de 3,3 % à près de 5 % en six mois, au-dessus de la Grèce, de l’Italie et de l’Espagne. Et la campagne présidentielle s’ouvre sur des promesses distillées au compte-gouttes, comme si l’addition pouvait attendre.
Partout, la même phrase circule, du comptoir du café au repas du dimanche : on va dans le mur. L’artisan la prononce, l’infirmière aussi, le retraité comme le chef d’entreprise. Le pays sait.
Il voit le choc venir et cherche en vain la main qui donnera le coup de volant.
Ce paradoxe porte désormais un titre, celui du prochain livre de WOW! Media : Élu sans mandat ?, un essai signé Paul Corey. Une lettre, en vérité, adressée à la future Présidente ou au futur Président, avant même que l’on sache qui ouvrira l’enveloppe.
Le mur se dresse en quatre rangs de pierre.
La dette, dont la charge grimpe de 79 à 91 milliards en un an, chaque prévision dépassant la précédente.
Les déficits, attendus à 5,4 % du PIB en 2026. Les taux, qui renchérissent chaque milliard emprunté.
La souveraineté, enfin, qui s’effrite à mesure que les créanciers gagnent du terrain.
Les prélèvements absorbent déjà 45,3 % de la richesse nationale, contre 40,9 % dans la zone euro. L’impôt touche son plafond.
Il reste la dépense, et un levier que l’on oublie trop souvent : produire davantage.
Il y a vingt ans, un Français produisait par heure à peu près autant qu’un Américain. L’écart de richesse par habitant atteint aujourd’hui un quart à un tiers, et la Banque de France l’impute d’abord à la productivité.
Face à ce mur, deux raccourcis, deux illusions circulent.
Mutualiser la dette en Europe, quand un rapport parlementaire de juin 2025 évalue jusqu’à 75 milliards la facture possible de NextGenerationEU pour la France, contre 45,7 milliards reçus.
Effacer les 488 milliards détenus par la Banque de France, en oubliant que l’État en est le seul actionnaire et que chaque euro d’intérêt épargné disparaît de ses propres revenus. L’argent magique élève le mur.
Mais il n'y a ni “argent magique”, ni “dette magique”. Il y a le travail et la rigueur.
Pendant ce temps, chaque camp désigne ses coupables: les retraités, les étrangers, les riches… et tous les déraisonnables qui ne comprennent pas le “pensée complexe” du socle commun (qui ne l'est guère).
La rhétorique est avantageuse. Elle consolide son propre camp en l’épargnant de tout effort, puisqu’il n’est pas coupable… en échange de ne pas avoir à rendre de comptes, les siens.
Le déni a trop duré. La fin de la récréation est sifflée.
L’essai déplace alors la question. Pourquoi un pays qui sait ce qu’il devrait changer s’interdit-il de le faire ?
Sa réponse tient en quatre dates : 1945, 1958, 1981, 1992. Quatre verrous, posés par des choix légitimes en leur temps, devenus une serrure dont plus personne ne détient la combinaison. Tant qu’ils tiennent, le plus généreux des programmes s’enlise, les déficits reprennent le dessus avant la fin du quinquennat et la crise suivante fournit l’excuse. Le scénario se répète depuis 1975.
Hier, un pays endetté choisissait encore son effort. Demain, ses créanciers le choisiront pour lui, comme le Royaume-Uni en 1976 ou la Grèce en 2010.
La dette mesure le prix d’une dépossession plus vaste. Plus de la moitié est détenue à l’étranger. La France vend son patrimoine, négocie à Bruxelles le droit de laisser filer ses déficits, importe ses médicaments, ses puces et une part croissante de son alimentation.
Sa souveraineté s’effrite par plaques, comme une façade que plus personne n’entretient.
Beaucoup imaginent qu’il suffit d’élire le bon candidat. En réalité, une élection sans engagement préalable produit un blanc-seing présidentiel : un pouvoir reçu sans contrat, donc sans obligation de résultat.
Le livre l’énonce en deux phrases :
« Un programme se présente et promet. Un mandat se demande et oblige. »
Face aux quatre verrous, une seule clé, et quatre mots gravés sur sa tige.
Nommer la vérité des comptes, la même pour tous les candidats responsables.
Assumer un effort collectif sur cinq ans, chiffré et réparti entre les administrations, leurs agents et chaque pilier du modèle social.
Transmettre ce qui fait nation.
Tenir, enfin, grâce à une gouvernance capable de respecter les engagements.
Trois étages en fixent la liberté. La fondation s’impose. Le socle se construit. Le programme se choisit.
Un mandat se reconnaît à cette charpente, un programme à son absence.
En 1958, de Gaulle avait demandé une mission, redresser l’État et la monnaie, et son autorité laissait le reste implicite. En 2027, l’implicite ne suffit plus.
L’auteur ne soutient aucun candidat, n’appartient à aucun parti, n’exerce aucun mandat. Il écrit sous pseudonyme pour que le message prime sur le messager, et fait de 2027 la dernière occasion de choisir l’effort avant qu’il nous soit imposé.
La lettre est écrite. Reste à savoir qui l’ouvrira.
UN SUJET. UN ÉDITO. DES IDÉES. UN FONDS.
Libre. Indépendant. Différent. Nécessaire.
Paul Corey